Pont de Québec: le coût de la peinture prouve l'abandon du CN, disent les maires

Le pont de Québec... (Le Soleil,  Erick Labbé)

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Le pont de Québec

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le CN fait la preuve, en tapant sur le clou d'une facture de peinture à 400 millions $, qu'il a manqué à son obligation d'entretenir correctement le pont de Québec, soutiennent les maires de Québec et de Lévis.

Jeudi, Le Soleil révélait que la firme d'ingénieurs CIMA+ a jugé que l'estimation de coûts faite précédemment par Roche était «raisonnable», quoiqu'«un peu élevée». Les différents scénarios se promènent entre 236 et 544 millions $. Roche recommande donc de prévoir un budget entre 350 et 400 millions $ pour repeinturer la vieille structure de pied en cap, soit le double du montant anticipé par les gouvernements.

«C'est le résultat du fait que ça fait 20 ans que le CN abandonne le pont», a dénoncé jeudi Gilles Lehouillier, qualifiant la facture d'«élastique», un «élastique tellement étiré qu'il va péter».

«Ils ont laissé le pont aller pendant 20 ans pis aujourd'hui, ils vont voir toutes les compagnies d'ingénierie pour faire la preuve que ça coûte cher», a repris Régis Labeaume.

«C'est vraiment formidable. Dans le fond, ils disent qu'il est normal d'avoir une évaluation qui passe du simple au double. Je suis vraiment impressionné. Je remercie CIMA d'avoir fait ça, je n'y aurais pas pensé moi-même», a ironisé le maire de Québec.

«En plus de ça, le CN a l'air bien excité quand il y a un chiffre qui montre que ça va coûter très cher», a-t-il ajouté, offusqué.

«Ils visent une chose : enrayer la mobilisation des citoyens. Mais ça va être une coche mal taillée pour eux parce qu'ils ne réussiront pas», a martelé le maire de Lévis, qui assimile les démarches du CN à «une opération de relations publiques».

Les politiciens ont convenu de reparler de leur stratégie visant à convaincre le CN à financer une nouvelle peinture pour le pont rouillé. Le mois dernier, ils ont évoqué la possibilité de commander une contre-expertise sur les coûts, mais le dossier n'a pas progressé. M. Lehouillier a aussi avancé l'idée qu'Ottawa force la main du CN en utilisant la voie législative. Selon lui, la campagne électorale fédérale est le moment idéal pour discuter de cette option.

Avec Jean-Michel Genois

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