Canarail: l'étude de faisabilité va bon train

Bien que discrète, la firme Canarail, qui réalise l'étude de faisabilité d'un... (Archives La Tribune)

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Fanny Lévesque

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Le Soleil

(Sept-Îles) Bien que discrète, la firme Canarail, qui réalise l'étude de faisabilité d'un nouveau tracé ferroviaire reliant Sept-Îles à la fosse du Labrador, n'a pas chômé depuis l'octroi du mandat de 11,8 millions $, en novembre.

Canarail a jeté l'ancre à Sept-Îles et Fermont pour réaliser les travaux sur le terrain, qui s'intensifieront d'ici les prochaines semaines. Plus d'une trentaine de travailleurs seront à pied d'oeuvre pour la cueillette de données géotechniques et d'arpentage, entre autres. L'entreprise a aussi profité de l'hiver pour faire progresser «de manière significative» l'étude, qu'elle doit achever en seulement un an.

Canarail doit livrer le fruit de son travail d'ici la fin de l'année 2015. «[Le rapport] traitera de la dimension technique, opérationnelle et économique du projet», a expliqué le président-directeur général de la Société du Plan Nord, Robert Sauvé. Québec refuse à ce stade d'estimer les coûts rattachés à la construction du tronçon qui aurait quelque 310 kilomètres. «C'est précisément pour cela qu'on fait l'étude», précise M. Sauvé.

Malgré la débâcle du marché du fer, la Société défend l'idée d'étudier la possibilité d'ajouter un lien ferroviaire pour faciliter l'accès à la fosse du Labrador, qui regorge de ressources minières. 

«On ne construit pas un chemin de fer demain matin», rappelle le pdg. «On essaie de voir quelle est la solution optimale pour assurer le transport de minerai vers Sept-Îles, au meilleur coût et de la façon la plus compétitive.»

Champion Iron Mines et Exploitation Minière Lac Otelnuk sont partenaires de la Société ferroviaire du Nord québécois, une société en commandite, dont l'État fait partie via le Secrétariat au Plan Nord. La contribution du gouvernement ne doit pas excéder 20 millions $ sur trois ans.

Multiusager

S'il devient réalité, le chemin de fer devra être exploité sous le modèle «multiusager», affirme M. Sauvé. «L'intérêt pour le gouvernement de s'impliquer dans des projets comme ça [...] c'est de s'assurer que les infrastructures deviennent accessibles à l'ensemble des utilisateurs potentiels», soutient-il.

Québec tente d'ailleurs de se porter acquéreur, également via une société en commandite, d'installations de la minière Cliffs Natural Resources, qui a cessé ses opérations. L'État a dans sa mire notamment le chemin de fer entre la Jonction Arnaud et la Pointe-Noire, le seul qui se rend jusqu'au nouveau quai multiusager du port de Sept-Îles.

Pour l'heure, le tracé de la QNS&L, exploité par la Compagnie minière IOC, relie Labrador City à Jonction Arnaud. ArcelorMittal possède un autre chemin de fer, celui entre Fermont et Port-Cartier.

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