La Ville de Québec s'attaque aux nids-de-poule

Ce sont les fréquents cycles gel/dégel qui entraînent... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Ce sont les fréquents cycles gel/dégel qui entraînent la formation de nids-de-poule.

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(Québec) La Ville de Québec veut diminuer le nombre de nids-de-poule et le temps mis pour les réparer. Elle compte sur ses programmes d'entretien préventif et sur ses employés, qui agiront comme sentinelles, pour y arriver d'ici deux ans. 

Environ 5000 signalements pour des nids-de-poule sont reçus chaque année à la Ville de Québec, mais le nombre de trous colmatés est plus de deux fois plus élevé, soit entre 11 000 et 12 000. En moyenne, le délai d'intervention est de trois jours.

Jonatan Julien, vice-président du comité exécutif responsable des infrastructures et des travaux publics, veut tirer toutes ces statistiques vers le bas. Pour cela, il ne sent pas le besoin de sortir de l'argent. «Ce n'est pas une perspective budgétaire. Les sommes investies sont suffisantes, mais on pourrait être plus rapide», a-t-il résumé, lundi, en conférence de presse.

Environ deux millions de dollars sont dépensés annuellement pour lutter spécifiquement contre les nids-de-poule. Au printemps, temps fort de l'année, une vingtaine d'équipes de cols bleus et un camion «colmateur» sont sur la route. Une soixantaine de tonnes d'asphalte sont étendues chaque jour.

Pour faire diminuer naturellement le nombre de nids-de-poule, la Ville de Québec compte sur les programmes d'entretien préventif - une couche d'asphalte est ajoutée avant que la chaussée soit trop abîmée - et les reconstructions déjà planifiées.

La tendance est déjà à la baisse, considère M. Julien, car le nombre de signalements demeure stable malgré une augmentation de la circulation dans les rues de Québec. Entre 2006 et 2013, le nombre d'automobiles et de camions légers a augmenté de 16 % et le nombre de véhicules lourds, de 31 %.

Les employés municipaux seront également mis à contribution pour identifier et réparer les nids-de-poule avant que les citoyens n'enregistrent une plainte. Cela se fait déjà dans l'arrondissement Sainte-Foy-Sillery-Cap-Rouge, où les cols bleus «en patrouille» signent maintenant la très grande majorité des signalements.

«On intervient plus rapidement et ça réduit l'inconvénient pour le citoyen», constate M. Julien. Sous le chapeau LEAN, un mode de gestion basé sur la comparaison et les meilleures pratiques, il a été convenu d'impliquer de la même façon le personnel de tous les arrondissements.

Pour aider les employés dans leur tâche, la Ville prévoit les équiper d'outils technologiques permettant de consulter des cartes où les nids-de-poule signalés sont répertoriés. Les cols bleus pourront ajouter leurs observations et inscrire leurs opérations quotidiennes. Cela permettra de comptabiliser, année après année, ce qui se passe sur le terrain et ainsi mieux planifier les interventions requises. La dépense est estimée à 50 000 $ environ.

Ultimement, Québec vise à réduire le délai d'intervention à 1,5 jour d'ici 2017. C'est la moitié du temps nécessaire actuellement. 

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