Société de chemin de fer de la Gaspésie: le plan de restructuration accepté

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Gilles Gagné

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Le Soleil

(New Richmond) Les créanciers de la Société du chemin de fer de la Gaspésie ont accepté à l'unanimité le plan de restructuration déposé, jeudi, par la firme, qui a remboursé les 4,1 millions $ de factures impayées à ses fournisseurs, en raison d'une subvention de 3,9 millions $ du ministère des Transports du Québec et d'une contribution de 200 000 $ de quatre MRC.

Ce ministère deviendra ainsi le propriétaire de la voie ferrée entre Matapédia et Gaspé, alors que la Société du chemin de fer de la Gaspésie (SCFG) conservera les gares et certains terrains, en plus de demeurer l'exploitant du train de marchandises.

«D'ici deux semaines, je soumettrai au conseil d'administration un plan pour une nouvelle gouvernance et pour améliorer les opérations», précise Éric Dubé, président du conseil de la SCFG.

Par ailleurs, le démantèlement probable d'une partie importante du chemin de fer en Beauce, comme le rapportait Le Soleil jeudi, provoque des échos en Gaspésie, considérant que le chemin de fer beauceron est aussi la propriété de Transports Québec, et que le Ministère a peu fait, de l'avis de l'expert-conseil Michel Lambert, pour développer tout le réseau au sud de Lévis. 

Le ministre des Transports Robert Poëti a établi en mars que la section centrale Caplan-Percé sera mise en dormance, un peu comme l'est le secteur menacé de démantèlement en Beauce. Une piste cyclable passera sur une partie seulement de l'emprise entre Vallée-Jonction et Notre-Dame-des-Pins.

Le maire de Gaspé, Daniel Côté, s'inquiète un peu de la dormance de l'axe Caplan-Percé, mais il note que les élus gaspésiens, contrairement à ceux de la Beauce, sont unanimes pour protéger l'intégrité de la voie Matapédia-Gaspé.

«C'est toujours préoccupant d'avoir un tronçon en dormance, mais la balle est dans notre camp afin qu'on développe notre territoire pour créer un achalandage sur le chemin de fer et justifier financièrement les investissements à y faire pour le sortir de la dormance», dit M. Côté.

Gilbert Caron, directeur général de la MRC Robert-Cliche, où passera la piste cyclable Vallée-Jonction-Notre-Dame-des-Pins, précise que le bail dévoilé, hier, comprend «une possibilité de redémarrer [réinstaller] le chemin de fer si le potentiel est là». Michel Lambert le contredit. «Impossible; quand c'est enlevé, c'est pour toujours. Tout le monde s'en désintéresse.»

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