Québec enlèvera les mots sur l'affichage des radars photo

Les mots «surveillance par radar photo» sont appelés... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

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Les mots «surveillance par radar photo» sont appelés à disparaître des affiches vertes ou orange qui précèdent les cinémomètres en bordure des routes.

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(Québec) Les conducteurs québécois ont avantage à reconnaître le pictogramme composé d'un appareil photo avec flash. Les mots «surveillance par radar photo» sont appelés à disparaître des affiches vertes ou orange qui précèdent les cinémomètres en bordure des routes.

Dans son rapport d'évaluation 2014, déposé la semaine dernière à l'Assemblée nationale, le ministère des Transports du Québec (MTQ) résume les modifications apportées à la signalisation, dont le but est d'«informer plus efficacement les citoyens de la présence des ACA [appareils de contrôle automatisé] tout en la simplifiant».

On y apprend que les affiches annonçant les radars photo seront épurées. Il n'y aura plus d'explication écrite, seulement le pictogramme d'appareil photo avec flash pour avertir les conducteurs qu'ils croiseront bientôt un cinémomètre.

Le gouvernement provincial estime que l'explication «n'est plus nécessaire», cinq ans après l'installation des premiers appareils de contrôle de la vitesse et des feux rouges. «Les usagers de la route sont suffisamment familiers avec le pictogramme», insiste Sarah Bensadoun, porte-parole du MTQ.

Des économies sont attendues. «Ce changement permettra notamment de simplifier l'installation de la signalisation sur les sites où l'espace est restreint et où le positionnement des panneaux d'une plus grande largeur est difficile. Cette nouvelle approche diminue considérablement les coûts d'installation des panneaux», peut-on lire dans le rapport.

Au lieu de panneaux horizontaux avec portique ou ancrés dans le béton, le Ministère pourra ainsi se contenter de panneaux verticaux plantés dans la terre, beaucoup moins onéreux, précise MmeBensadoun.

Le Soleil a déjà fait part de la réduction de la distance entre les panneaux et les radars photo mobiles. Si le nombre d'avertissements passe à trois en milieu autoroutier, il n'y aura plus qu'un panneau mobile sur les autres types de route. Et surtout, la distance avec l'appareil de contrôle est réduite à 10 mètres ou moins.

Même si le temps de réaction des conducteurs est réduit, le MTQ considère que cela «ne pénalise pas l'usager du réseau routier». La sécurité de l'opérateur du radar photo, qui s'occupe aussi de l'affichage, est également mise de l'avant.

Enfin, en zone scolaire, le pictogramme sera situé plus près du radar photo. La précédente norme exigeait qu'il précède les panneaux prévenant de la présence d'écoliers. Or, selon le MTQ, cela «ne lui aurait pas permis de remplir son rôle d'information adéquatement».

Le rapport de l'année 2014 fait également état de difficultés technologiques en lien avec le climat.

Dissimulées dans la chaussée, les boucles d'induction magnétique, toujours installées en paires, permettent de calculer la vitesse des véhicules en fonction du temps mis pour franchir la distance entre les deux. Leur fonctionnement est tributaire d'une bonne isolation et donc de la qualité du pavage au-dessus. 

Le ministère des Transports a constaté que les boucles brisaient davantage au Québec. Et comme il est impossible d'entreprendre des réparations l'hiver, cela peut signifier plusieurs mois sans constat d'infraction et conséquemment sans revenu. 

Une technologie alternative de mesure de la vitesse a été évaluée. Il s'agit du radar à réception multiple Doppler 3D, qui ne nécessite pas de travaux dans la chaussée et s'installe plutôt sur une antenne en bordure de la voie publique. 

Une évaluation comparative a permis de confirmer que le Doppler 3D offrait «un même niveau de performance et de précision» que les boucles d'induction magnétique. Son prix est aussi comparable, autour de 45 000 $.

Depuis 2013, 5 des 12 radars photo fixes ont été débarrassés de leurs boucles et plutôt dotés d'antennes. La transformation se fait au fur et à mesure que des bris surviennent et après calcul de la solution la plus avantageuse, assure MmeBensadoun.

Plus d'argent grâce aux mobiles

Le gouvernement du Québec tire toujours plus de revenus grâce aux radars photo et tout le mérite revient aux appareils mobiles installés à proximité des chantiers routiers. Même s'ils sont utilisés seulement durant la belle saison, ceux-ci ont permis au provincial d'engranger plus de 8 millions $ en 2013, dernière année compilée. C'est trois fois plus qu'en 2012, année de leur déploiement. Les mobiles sont désormais plus profitables que les modèles fixes, dont la rentabilité va en déclinant et s'est établie à 5,4 millions $ l'an dernier.

Cette entrée d'argent soudaine a rempli les coffres du Fonds de la sécurité routière, où sont versées les amendes recueillies grâce aux radars photo. Le fonds affiche maintenant un surplus de 18 millions $, qui servira notamment à financer l'acquisition de 37 nouveaux cinémomètres.

Les résultats de l'appel d'offres devraient être publiés incessamment en vue d'une mise en service en 2015.

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