Une nouvelle série de travaux à l'aéroport de Québec

L'aérogare gagnera 25 000 mètres carrés et son... (Image fournie par l'aéroport de Québec)

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L'aérogare gagnera 25 000 mètres carrés et son agrandissement coûtera 225 millions de dollars.

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(Québec) L'aéroport de Québec s'engage dans une nouvelle série de travaux qui permettront de doubler l'aérogare et de rénover la piste principale 06-24. Un chamboulement que le président et chef de la direction, Gaëtan Gagné, veut rendre «invisible» pour les passagers.

Le chantier d'agrandissement de l'aérogare, qui gagnera 25 000mètres carrés et coûtera 225 millions $, est en préparation depuis quelques années déjà. Il se mettra en branle au printemps pour se terminer à la fin de 2018. C'est un an de plus que prévu. «On a voulu faire une bonne planification dans l'ensemble», a justifié jeudi M.Gagné, qui cherche à minimiser les «surprises». 

Le président veut également diminuer les inconvénients pour la clientèle. Les travaux ont été pensés pour que ce soit «invisible» pour le passager, «qu'il puisse continuer à prendre son vol et utiliser les stationnements» comme avant. Des travaux civils prévus cet été pour reconfigurer la route devant le terminal pourraient être un peu plus dérangeants, sinon la construction se fera «en retrait». 

Les premières images de l'agrandissement ont été diffusées jeudi lors de l'assemblée générale annuelle d'Aéroport de Québec inc., la société privée qui gère l'aéroport international Jean-Lesage. Il s'agit d'un long bloc très fenestré dont le design et l'emprise au sol rappellent le terminal existant, auquel il sera juxtaposé. Quatre quais seront ajoutés pour les vols internationaux ainsi que des carrousels à bagages dédiés. 

Les subventions promises par les gouvernements fédéral et provincial (50 millions $ chacun) sont toujours sur la table malgré les difficultés budgétaires. 

Piste rénovée

On a appris jeudi que la principale piste de l'aéroport devait aussi subir des travaux en 2016 et en 2017. La partie supérieure doit être resurfacée, mais il n'est pas exclu de creuser si des faiblesses sont dévoilées. «C'est pas compliqué, mais c'est complexe. Probablement qu'on va faire les travaux de nuit et opérer la piste de jour», a expliqué jeudi Gaëtan Gagné. 

«Notre principale contrainte pour la réfection des pistes, c'est qu'on n'a pas beaucoup de mois où on peut travailler dehors et on ne sait pas quelle sorte de température il va faire. Alors, on se donne une plage de deux ans pour réaliser les travaux alors qu'ailleurs peut-être dans le sud, ça peut se faire sur une période d'un an», a-t-il poursuivi. 

Environ 400 vols partent ou arrivent à Québec chaque semaine. La capacité des deux pistes pourrait être légèrement réduite en raison des travaux et entraîner une concentration des vols. 

Ce projet fait partie du programme YQB 2018, qui chapeaute 11projets de construction. Sont aussi inclus la réfection des portes 31 et 32 et l'aménagement d'un stationnement pour aéronefs. Une enveloppe de 52 millions $ est réservée. 

Pendant ces années occupées, la direction de l'aéroport prévoit une légère croissance de l'achalandage, qui pourra ensuite s'accélérer à la faveur de l'ajout de vols internationaux et peut-être d'un centre de prédédouanement américain. Le prochain but est d'atteindre deuxmillions de passagers en 2020. 

En 2014, un peu plus de 1,5 million de passagers ont transité par l'aéroport de Québec, soit une hausse de 6,7 % par rapport à 2013. 

Du point de vue financier, AQi a enregistré un profit de 10,1 millions $ pour un chiffre d'affaires de 50,8 millions $ l'an dernier. 

Patience pour le raccordement de l'autoroute 40

Le raccordement de l'autoroute 40 n'est pas dans les plans pour au moins les 10 prochaines années, a statué jeudi le maire Régis Labeaume. 

Avec le concept d'aérotropole mis de l'avant par l'aéroport de Québec vient l'obligation de repenser le réseau routier qui y mène. Mais il ne vient pas à l'idée du maire de Québec de remettre à l'ordre du jour le projet de raccordement de l'autoroute Félix-Leclerc. Celle-ci devait initialement relier Québec à Saint-Augustin en passant par L'Ancienne-Lorette. 

Le corridor exproprié est toujours en friche. Les deux segments de la 40 sont plutôt reliés par l'autoroute Henri-IV qui fait office de jonction. 

S'il appuie la décision du ministère des Transports de conserver ses terrains, M. Labeaume ne pense pas que le moment est venu de compléter l'autoroute. «Ça sera pas dans le plan de 10ans [du réseau routier], ça, c'est sûr», a-t-il insisté jeudi, évoquant du bout des lèvres un horizon de 20 ans. 

En avant-midi, le président de l'aéroport de Québec a assuré qu'il n'avait pas passé de commande précise quant à l'autoroute. 

Trafic routier inquiétant

Gaëtan Gagné s'inquiète cependant, comme plusieurs décideurs régionaux, de l'augmentation du trafic routier et prévient que le trafic aérien est aussi promis à une croissance «fulgurante». Il ne faudrait pas que le réseau terrestre devienne «une entrave» au développement de l'aéroport, prévient-il. 

Le gestionnaire veut donc voir dès maintenant avec les «parties prenantes», Ville de Québec et ministère des Transports, «comment on harmonise les accès autant pour la population, les grands voyageurs, les commerces, les industries» qui pourraient se concentrer autour de l'aéroport dans l'avenir. 

Le plus important pour lui étant de savoir par où arriveront les clients. «Si les accès sont pour changer sur le site, nous, on ne construira pas dans ces endroits-là», fait remarquer M. Gagné.

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