Le choix du boulevard Charest a coulé le tramway, selon Accès transports viables

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Simulation du tramway sur le boulevard Laurier à Québec.

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(Québec) Le choix - politique - du boulevard Charest pour faire circuler le tramway de Québec a coulé le projet, se désole Accès transports viables, qui ne désespère pas de le remettre sur les rails.

L'organisme faisant la promotion des transports collectifs et actifs a fait une sortie pro-tramway, jeudi, même si le maire Régis Labeaume a enterré le projet il y a quelques semaines déjà. L'étude de faisabilité, qui sera dévoilée lundi, devrait privilégier un service rapide par bus. 

Le directeur général d'ATV croit pourtant qu'un tramway a toujours sa place à Québec, mais surtout pas là où le maire Régis Labeaume le voyait. Étienne Grandmont prône un retour à l'axe Laurier/colline parlementaire, qui a été étudié en 2003, car c'est là que se trouve la clientèle naturelle du transport en commun. 

«Le fait d'avoir choisi Charest est venu vraiment mettre à mal le projet de tramway. Écarter l'axe le plus rentable, c'était une grosse épine dans le pied», a-t-il analysé, jeudi, en entrevue téléphonique au Soleil. 

Même s'il n'était pas encore en poste, M. Grandmont n'hésite pas à dire que ce fut une «erreur» de ne pas critiquer publiquement et fermement le dernier tracé. Son organisation a toujours répété que la haute ville était un choix logique, mais a hésité à confronter le maire Labeaume, qui s'est converti en avançant des arguments économiques et urbanistiques. C'était Charest, axe de développement, ou rien. 

«Dans le fond, on a eu peur de ne pas avoir le tramway», analyse le dg d'ATV, tandis que les appréhensions de son équipe se concrétisent. 

À l'instar du maire de Strasbourg, qui s'était exprimé sur le sujet lors d'une visite à Québec en 2012, M. Grandmont soutient qu'il faut d'abord desservir les usagers actuels, donc cibler les parcours les plus achalandés, avant de penser stimuler le développement immobilier avec de nouvelles lignes. 

«On a l'achalandage pour justifier le passage d'un tramway. Si un privé s'occupait demain matin de nous construire un tramway à Québec, c'est sûr qu'il privilégierait là où il y a déjà la clientèle pour rentabiliser son investissement», insiste-t-il. 

Selon plusieurs études, le seuil de passage au tramway tourne autour de 30 000 passagers par jour. Les lignes Métrobus 800 et 801, qui passent par les boulevards Laurier et René-Lévesque, en voient passer plus de 50 000 par jour, soit un usager sur deux. Les chiffres projetés pour le SLR du pont Champlain à Montréal ne sont pas tellement plus élevés. 

Le corridor de la haute ville n'est pas sans intérêt pour les promoteurs immobiliers, souligne encore M. Grandmont. Il voit plusieurs possibilités de développement à la tête des ponts, sur le boulevard Laurier et même à Lévis. La valeur foncière devrait donc augmenter, enfonce-t-il. 

Accès transports viables table enfin sur la possibilité nouvelle de faire financer des projets de transport en commun par la Caisse de dépôt et placement du Québec. Ce n'était pas sur l'écran radar au moment de commander l'étude de faisabilité sur le tramway, en 2011, et cela devrait suffire à convaincre le maire de ne pas faire une croix définitive sur ce mode de transport, selon l'organisme.

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