Marées de glace sur Québec

Le service de traversiers entre Québec et Lévis... (Photothèque Le Soleil, Jocelyn Bernier)

Agrandir

Le service de traversiers entre Québec et Lévis a été le premier touché. Les deux navires qui font la navette entre les rives nord et sud ont dérivé jeudi matin.

Photothèque Le Soleil, Jocelyn Bernier

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Les grandes marées libèrent d'immenses plaques de glace ces jours-ci dans le secteur de Québec, perturbant la circulation maritime et obligeant le brise-glace Pierre-Radisson à travailler sans relâche pour prévenir les embâcles à la hauteur des ponts.

Pascale Fortin, porte-parole de la Garde côtière canadienne, explique qu'un premier bloc de glace de très grande taille s'est détaché des battures de Saint-Augustin mercredi soir. Le Pierre-Radisson s'y est attaqué dans la nuit pour éviter qu'il n'aille se coincer sous les ponts. À cause de la marée descendante, un bouchon s'est tout de même créé avec les retailles en matinée, et la glace s'est vite accumulée de part et d'autre. 

Peu après 10h, les deux traversiers ont été pris dans ce magma glacial et ont dérivé pendant de longues minutes avant d'être escortés par le brise-glace aux quais de Québec et de Lévis. Un navire commercial a aussi été forcé de s'amarrer en attendant que la voie maritime soit dégagée. 

Comme les grandes marées doivent durer quelques jours, Mme Fortin explique que d'autres «battures» - c'est le nom donné aux plaques de glace se détachant du rivage - risquent de dévaler le fleuve. Les observateurs de glaces surveillent les mouvements du haut des airs, en hélicoptère, pendant que le Pierre-Radisson continue donc de dépecer les gros morceaux qui font route vers Québec. Un autre brise-glace, le Terry-Fox, a été appelé en renfort. Jeudi, il s'est mis en route, en provenance de Matane. 

Besoins immenses

Les besoins sont immenses actuellement, souligne la porte-parole de la Garde côtière, car le couvert de glace est épais partout sur le fleuve et dans le golfe. 

«On y va par priorité et c'est de contrôler les risques d'inondation», fait-elle remarquer. La création d'embâcles à la hauteur de Québec pourrait en effet avoir des conséquences importantes pour les riverains. Pascale Fortin qualifie la situation actuelle de «normale». Pour un bon hiver québécois, s'entend. 

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer