Uber à Québec: les «fautifs» pris en chasse

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Les contrôleurs routiers avaient annoncé cette semaine qu'ils laisseraient quelques jours à Uber - l'entreprise qui offre le service UberX - et à ses chauffeurs pour changer d'idée. Il aura toutefois fallu moins de 24 heures avant qu'ils réagissent.

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(Québec) Contrôle routier Québec n'a pas perdu de temps avant de sévir contre les chauffeurs de UberX. Deux véhicules ont été saisis vendredi.

«Il y a eu effectivement deux véhicules saisis avec constat d'infraction pour avoir effectué du transport rémunéré de personne sans détenir de permis», confirme au Soleil Claude Boucher, directeur du soutien aux opérations, enquêtes et renseignements de Contrôle routier Québec. 

En plus de voir leur véhicule saisi, les chauffeurs devront payer une amende de 350 $. Les infractions ont été commises rue Marie-de-l'Incarnation et dans le coin du boulevard Laurier et de l'avenue des Gouverneurs. Pour reprendre possession de leur automobile, les conducteurs «fautifs» devront s'adresser à un juge de la cour provinciale.

Les contrôleurs routiers avaient annoncé cette semaine qu'ils laisseraient quelques jours à Uber - l'entreprise qui offre le service UberX - et à ses chauffeurs pour changer d'idée. Il aura toutefois fallu moins de 24 heures avant qu'ils réagissent. «On est chargé de l'application de la loi. Ce n'est pas contre Uber, c'est contre tout transport illégal», soutient M. Boucher. «C'était une priorité pour nous de réagir.» Rappelons que UberX est en opération dans la capitale depuis jeudi 10h.

On peut se questionner à savoir si les contrôleurs routiers ont utilisé eux-mêmes l'application pour intercepter les chauffeurs de UberX. M. Boucher n'a pas voulu se prononcer quant à la stratégie utilisée lors de l'opération de vendredi. «Nous avons plusieurs façons pour avoir des preuves», s'est-il contenté de dire.  

Le directeur chez Contrôle routier Québec affirme que d'autres opérations semblables à celle de vendredi pourraient avoir lieu au cours des prochaines semaines. «On va continuer à appliquer la loi. Tant que des gens vont offrir des services rémunérés de transport de personne sans détenir de permis, on va appliquer ce genre d'activité de contrôle. [...] Présentement, il n'y a pas beaucoup d'offres sur le territoire, est-ce que les gens comprennent que c'est illégal... on le souhaite.»

Vendredi, aucun passager de UberX n'a été mis à l'amende, mais cela pourrait bien changer au cours des prochains mois. «Le client n'est pas visé pour l'instant», seulement le chauffeur. «La loi prévoit quand même des sanctions à toute personne qui encourage ou incite une infraction à une loi. À la limite, cette disposition pourrait être appliquée, mais on n'en est pas là présentement», explique M. Boucher.

Taxi Coop 525-5191 a choisi de ne pas commenter les saisies de véhicules pour le moment.

Promotion compétitive

Loin de se laisser abattre par la controverse, Uber a décidé d'offrir une promotion compétitive afin de conquérir les Québécois. 

Pour un temps limité, la compagnie offre cinq courses gratuites jusqu'à 40 $ chacune à l'occasion du lancement de UberX à Québec. La promotion est affichée sur le site Web de la compagnie.

«Les avantages que Uber apporte à la ville de Québec sont clairs.

UberX offre une option supplémentaire dans le cocktail d'options de transport, et ce, tout particulièrement pendant les heures de grande affluence. De plus, il s'agit d'une opportunité supplémentaire pour les citoyens de Québec d'accroître leurs revenus en devenant un partenaire chauffeur», est-il écrit sur leur site.

Labeaume déçu des dirigeants

Le maire Régis Labeaume, qui s'est dissocié des dirigeants d'Uber jeudi, en a pour sa part remis une couche, vendredi. «J'ai été extrêmement déçu que ce gars-là ait semblé vouloir dire que cette rencontre-là était un appui. Et c'est pour ça que je ne le rencontrerai plus jamais. Des gens qui m'utilisent comme ça, je déteste ça. Il m'aura pas comme ami, ça, c'est certain. D'autre part, dans tout ça, il y a des gens qui gagnent leur vie avec le taxi et qui payent des taxes à Québec. Mon devoir, c'est de soutenir ces gens-là d'abord», a-t-il développé. 

UberX est une application téléchargée sur un téléphone intelligent qui permet de jumeler des conducteurs et des passagers. Les clients voient en temps réel les membres du service de covoiturage qui circulent à proximité de l'endroit où ils se trouvent. Uber, une entreprise de Californie, affirme que les tarifs de UberX sont environ 30 % moins élevés que celui d'un taxi.  Avec Valérie Gaudreau

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