Caisse de dépôt et grands projets: Dubé pas vexé des réserves de la CAQ

En août, Christian Dubé avait annoncé qu'il quittait... (Photothèque Le Soleil, Erick Labbé)

Agrandir

En août, Christian Dubé avait annoncé qu'il quittait le parti de François Legault pour passer à la Caisse de dépôt et placement du Québec.

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

Partage

Partager par courriel
Taille de police
Imprimer la page

(Québec) Christian Dubé, premier vice-président Québec de la Caisse de dépôt et placement du Québec, n'est pas offusqué que l'opposition au gouvernement Couillard, dont il a déjà fait partie à titre de député de la Coalition avenir Québec (CAQ), exprime de sérieuses réserves sur le financement de grands projets d'infrastructures par le «bas de laine» des Québécois.

«Il est tout à fait normal lorsqu'on arrive avec un nouveau modèle que ça suscite des questions», a réagi jeudi M. Dubé, qui a représenté Lévis à l'Assemblée nationale jusqu'au mois d'août.

De passage au congrès de l'Association des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec, qui se tient à Québec, le nouveau gestionnaire de la Caisse n'a pas renié son passé. «Je crois que le rôle de l'opposition, c'est de faire ce travail-là, de questionner. Et c'est à nous et au gouvernement à donner les réponses au cours des prochaines semaines. Je le redis, c'est un modèle qui évolue», a-t-il ajouté.

La CAQ et le Parti québécois ont notamment exprimé des doutes sur l'indépendance de la Caisse par rapport au gouvernement. Les partis d'opposition craignent que l'organisme, qui gère le fonds de pension des Québécois, remplisse des commandes politiques.

«Vous allez voir quand le projet de loi va être déposé, je pense que l'indépendance qui a été le cheval de bataille de M. Sabia [Michael, président de la Caisse] depuis qu'il est là, on ne veut pas que ça change. Je crois que dans le projet de loi, même, ça va être renforcé», a rassuré M. Dubé.

Celui-ci a par ailleurs rappelé que la Caisse ne dicterait pas le choix des projets, mais évaluerait les dossiers soumis par le gouvernement avec l'option, toujours, de dire oui ou non.

«C'est au gouvernement, dans le respect de l'intérêt public, de choisir les projets parce que c'est lui qui est toujours maître d'oeuvre de ce qu'on appelle le PQI, c'est-à-dire le programme québécois des infrastructures, et c'est nous qui allons faire les études [...] pour voir si ces projets-là peuvent être rentables pour nos déposants», a-t-il indiqué.

Confronté à l'exemple du tramway de Québec, M. Dubé a précisé qu'il n'était pas du ressort du financier d'établir le tracé. Les coûts du projet retenu seront évalués et deux ou trois scénarios de réalisation seront proposés. Le choix final reviendra toutefois au gouvernement.

Partager

À lire aussi

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

la boite:1608467:box; tpl:300_B73_videos_playlist.tpl:file;

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer