L'industrie de la construction s'accroche à la Caisse de dépôt

Gisèle Bourque, la directrice générale de l'Association des... (Le Soleil, Erick Labbé)

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Gisèle Bourque, la directrice générale de l'Association des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec, a fait part de l'enthousiasme des entrepreneurs en construction quant au partenariat entre le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt pour du financement ciblé.

Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) L'implication de la Caisse de dépôt et placement du Québec dans le financement de grands projets d'infrastructure représente une «lueur d'espoir» pour l'industrie de la construction, qui dit pâtir de la morosité économique et de la baisse des investissements publics.

L'Association des constructeurs de routes et de grands travaux du Québec (ACRGTQ) tient son congrès annuel à Québec jusqu'à vendredi. Mercredi, sa directrice générale, Gisèle Bourque, a expliqué au Soleil comment le partenariat entre le gouvernement du Québec et la Caisse de dépôt pour du financement ciblé enthousiasme les entrepreneurs en construction.

«Il y a une lueur d'espoir à l'horizon», a-t-elle résumé, après avoir entendu le président du Conseil du Trésor, Martin Coiteux, faire la promotion de cette nouvelle approche devant les membres de l'ACRGTQ.

Les temps sont durs, affirme Mme Bourque. Les petites et moyennes entreprises de construction sont particulièrement fragilisées par la diminution du nombre et de l'ampleur des chantiers routiers et des chantiers d'infrastructures publiques. Plusieurs seraient au bord du précipice. «S'il y a peu ou pas de travaux, les conséquences seront désastreuses», annonce-t-elle.

Mme Bourque ne s'inquiète pas du fait que la Caisse s'intéresse en priorité à des projets de transport collectif (système léger sur rail sur le pont Champlain et train de banlieue dans l'ouest de Montréal) peu courants au Québec. Selon elle, les firmes québécoises sont capables de réaliser ces travaux. Et si elles n'ont pas d'expérience directe, elles vont aller chercher l'expertise à l'externe.

Design and build

Dans son mémoire à la commission Charbonneau, l'ACRGTQ a plaidé pour un mode d'octroi des contrats peu utilisé au Québec, le design and build, qui implique l'entrepreneur en construction dès l'étape de la réalisation des plans. Cela permet d'établir un échéancier réaliste - et surtout de le respecter - et de contrôler les coûts, selon les principaux intéressés.

Les entrepreneurs verraient d'un bon oeil l'adoption de cette formule pour les grands projets à venir. C'est déjà le cas pour la reconstruction de l'échangeur Turcot à Montréal.

L'industrie de la construction conteste par ailleurs le repli de certaines municipalités, qui ont tendance à rapatrier la planification et la réalisation de travaux à l'interne par crainte de collusion. C'est le cas de la Ville de Québec, qui se félicite régulièrement de ce choix, de la Ville de Montréal, mais aussi de municipalités plus petites, selon Gisèle Bourque.

Celle-ci assure qu'il est moins cher et surtout moins hasardeux pour les municipalités de confier leurs chantiers au privé, mais n'a pas de chiffres précis à fournir en soutien de cette prétention.

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