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Des firmes de communication appelées à vendre les projets du MTQ

La reconstruction des structures de l'autoroute Henri-IV, qui... (Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé)

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La reconstruction des structures de l'autoroute Henri-IV, qui débouchera éventuellement sur un élargissement, fait partie des grands projets routiers en branle au Québec.

Photothèque Le Soleil, Pascal Ratthé

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(Québec) Le ministère des Transports du Québec (MTQ) appelle en renfort des firmes de communication privées pour vendre ses grands projets routiers à la population.

Un appel d'offres public a été organisé en décembre par le Centre de services partagés du Québec, qui gère plusieurs appels d'offres pour le gouvernement provincial. Six entreprises de relations publiques de Montréal et de Québec ont déposé des soumissions. La valeur approximative du contrat a été estimée à 248 000 $ sur trois ans. Le montant réel sera dévoilé prochainement, en même temps que le nom du gagnant.

Les relationnistes et les stratèges du privé appuieront la Direction des communications du MTQ, qui a décidé de centraliser les communications concernant les grands projets de transport routier et collectif. Ces activités étaient dirigées régionalement jusqu'à maintenant.

«Il y a une façon différente de gérer les projets routiers quand ils sont à plus de 50 ou 100 millions $», rappelle Guillaume Paradis, porte-parole du Ministère. C'est la Directive sur la gestion des projets majeurs d'infrastructure publique, renforcée par les péquistes, qui le veut ainsi. Il y aura désormais une façon différente de gérer les communications aussi.

Les sous-traitants seront impliqués dès le démarrage des projets inscrits au Plan québécois des infrastructures (PQI), document officiel annexé au budget qui énumère les grands chantiers auxquels le provincial donne priorité. Les contractants devront «établir le registre des parties prenantes et des influenceurs potentiels» ou, autrement dit, la liste des pour et des contre.

Pendant la phase de planification des chantiers, un plan de communication sera rédigé et la population sera consultée. Une expertise en animation de rencontres publiques est d'ailleurs exigée.

«Entretenir le dialogue»

Lors de la réalisation des travaux, il faudra «entretenir le dialogue» avec les populations riveraines et les usagers de la route. «À cette étape, l'opposition au projet s'est souvent essoufflée, mais l'acceptabilité sociale demeure un enjeu constant», écrit le CSPQ.

Une quarantaine de grands projets routiers sont en branle à travers la province. Cinq sont nommément identifiés dans le document d'appel d'offres car ils nécessitent «un soutien communicationnel accru, particulièrement en matière de relation de proximité avec la population».

À Québec, il s'agit de la reconstruction des structures de l'autoroute Henri-IV à Québec, qui débouchera éventuellement sur un élargissement. Des besoins ont été identifiés pour la conception d'outils d'information, la tenue de rencontres avec des «groupes particuliers» - institutions et commerçants sont identifiés - et la gestion des entraves «dans le contexte de nombreux chantiers en réalisation».

À Montréal, on parle de la reconstruction de l'échangeur Turcot, de la réfection du tunnel Louis-Hippolyte-Lafontaine et de la réfection de l'échangeur Saint-Pierre. La réfection de la route 389 sur la Côte-Nord fera également l'objet d'un suivi plus serré. Les riverains, les élus et les autochtones seront consultés.

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