Congestion: le covoiturage, pas une solution miracle

Le covoiturage, «ce n'est probablement pas l'outil à... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Le covoiturage, «ce n'est probablement pas l'outil à privilégier dans une politique de mobilité durable pour une ville. Ça montre que l'automobile, c'est vraiment un moyen de transport perçu comme individuel et pour le rendre collectif, il faut travailler fort en tabarouette», expose M. Grandmont.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) Les résultats de la dernière enquête origine-destination de la région de Québec prouvent que le covoiturage n'est pas la solution miracle pour réduire la congestion dans la capitale.

C'est l'avis d'Étienne Grandmont, directeur général d'Accès transports viables (ATV), qui réagissait lundi à la publication, pendant le congé de Noël, des conclusions de cette étude fort attendue qui détaille les habitudes de déplacement des citoyens de Québec et des environs.

On y a notamment appris que le taux moyen d'occupation des véhicules a diminué au lieu d'augmenter entre 2006 et 2011, en pointe comme en journée, confirmant la popularité de l'auto solo.

Le covoiturage, «ce n'est probablement pas l'outil à privilégier dans une politique de mobilité durable pour une ville. Ça montre que l'automobile, c'est vraiment un moyen de transport perçu comme individuel et pour le rendre collectif, il faut travailler fort en tabarouette», expose M. Grandmont.

Les dernières statistiques lui font dire qu'«on a un défi encore plus grand à relever si on veut poursuivre dans le tout au covoiturage», attitude qu'il décèle dans le discours des maires de Québec et de Lévis.

2011, «année de référence»

M. Grandmont fait aussi un lien entre la popularité de l'automobile et la tendance à l'étalement urbain qui prévalait avant 2011. Cette année-là, le plan de mobilité durable de la Ville de Québec et le plan métropolitain d'aménagement et de développement de la Communauté métropolitaine de Québec ont consolidé le périmètre d'urbanisation au profit d'une plus grande densité. Si bien que 2011 deviendra la véritable «année de référence» pour juger des efforts entrepris et à venir, se réjouit le dg d'ATV.

Le ministère des Transports du Québec et ses sous-traitants ont mis trois ans pour analyser les entrevues menées auprès de 26 441 ménages de la région de Québec en 2011. L'exercice est mené tous les cinq ans et sera donc répété en 2016.

L'équipe d'Accès transports viables, qui fait la promotion des transports collectifs et actifs, juge par ailleurs encourageantes les données qui démontrent une progression du transport en commun sur le territoire de la Ville de Québec et une augmentation du nombre de déplacements à vélo. «Cela malgré le fait qu'on n'a rien ajouté comme infrastructures» pour les cyclistes, souligne M. Grandmont. Selon ce qu'il constate sur le terrain, ces deux modes de transport continuent d'ailleurs de gagner des adeptes.

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