Le RTC met fin plus tôt que prévu aux Écolobus

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«C'est un petit bijou intéressant, mais ça reste un petit bijou très difficile à entretenir avec nos conditions climatiques», a dit Rémy Normand, président du RTC, à propos des huit Écolobus qui seront retirés des rues sinueuses du Vieux-Québec plus tôt que prévu.

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(Québec) Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) met les Écolobus au rancart avant la fin annoncée de leur vie utile. Ils seront remplacés dès janvier par des autobus standards au diesel en attendant l'arrivée des midibus hybrides en 2016.

Ce remisage va générer une économie d'un million de dollars, une somme nécessaire pour éviter de hausser davantage la contribution des usagers, a précisé mardi Rémy Normand, président du RTC, en marge du comité plénier sur le budget.

«C'est un petit bijou intéressant, mais ça reste un petit bijou très difficile à entretenir avec nos conditions climatiques», a dit M. Normand à propos des huit Écolobus qui seront retirés des rues sinueuses du Vieux-Québec plus tôt que prévu. «J'avais dit qu'on les userait jusqu'à la corde. Ils sont rendus pas mal à la corde, mais c'est une question budgétaire. Ça prend un garage, des techniciens pour ces véhicules. Il y a un coût à maintenir les Écolobus», a-t-il ajouté.

Les minibus électriques ont connu leur lot d'ennuis mécaniques depuis leur introduction en 2008. Acquis pour 400 000 $ pièce, ils ont même dû être retirés de la route pendant plusieurs mois, en 2011, après que des batteries eurent surchauffé.

La date exacte du retrait des Écolobus n'est pas arrêtée, mais le RTC a parlé mardi de la mi-janvier. Le transporteur n'a pas statué sur le sort des carcasses, qui seront remisées pour le moment.

Le RTC a par ailleurs profité du dépôt de son budget équilibré de

212 millions $ pour annoncer un grand ménage dans les titres de transport. Certains pourraient disparaître pour éviter une augmentation généralisée du coût des laissez-passer, mais il n'est pas question d'intégrer une tarification par zones comme cela se voit ailleurs.

Rémy Normand demeure prudent quant aux résultats de cette «réflexion globale» commandée par le conseil d'administration : «Je ne veux pas me prononcer maintenant parce qu'on n'a pas fait l'exercice. J'ai été surpris de voir le nombre de titres qu'il y a. Il y a des un jour, des deux jours, des sept jours. On essaye de faire un ménage dans ça et avoir un certain gain.»

Hausse pour les usagers

Au total, la contribution des usagers sera majorée de 4 % en 2015, mais une partie sera financée par la rationalisation des titres de transport et une petite hausse de l'achalandage. La nouvelle grille sera discutée au printemps et effective le 1er juillet.

Dans son programme triennal d'immobilisations (PTI) couvrant les années 2015 à 2017, le RTC entend mettre l'accent sur l'achat d'autobus, tous hybrides (diesel + électricité). Exactement 128 véhicules sont prévus au carnet de commandes, dont 32 midibus, qui remplaceront les Écolobus au centre-ville et essaimeront en banlieue. Dès 2016, des articulés seront ajoutés sur le parcours 7 et le nouveau Métrobus 804. 

Les nouveaux véhicules seront plus confortables, assure le RTC, notamment en raison d'une meilleure fenestration, d'une plus grande insonorisation et de l'ajout d'un système de thermopompe pour réguler la température, été comme hiver. 

Le RTC investira également dans ses stationnements incitatifs. Il y en a 21 actuellement, dont plusieurs «pas toujours très bien cadrés sur le plan légal», admet le président, qui en a fait le tour récemment. Des négociations sont déjà en cours avec le ministère des Transports du Québec, la Ville de Québec et des particuliers pour acheter des terrains et les aménager de façon plus rigoureuse et surtout permanente. 

«Il faut capter les gens avant qu'ils entrent dans le trafic», résume M. Normand. Le directeur général du RTC, Alain Mercier, a expliqué mardi que c'était un jalon essentiel en vue du déploiement d'un nouveau réseau avec mode de transport structurant, tramway ou service rapide par bus.

Le RTC en chiffres

  • 212,4 millions $ de budget en 2015 
  • 67,7 millions $ de revenus provenant des utilisateurs, soit 32% en hausse de 4% 
  • 509 autobus sur la route aux heures de pointe 
  • 28,7 millions de kilomètres prévus en 2015
  • 47,1 millions d'utilisateurs prévus en 2015
  • 8,2 ans d'âge moyen des véhicules

Le président du RTC, Rémy Normand, n'a pas... (Photothèque Le Soleil, Yan Doublet) - image 3.0

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Le président du RTC, Rémy Normand, n'a pas apprécié les critiques.

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Près de 2 millions de passages de moins que prévu en 2014

Le Réseau de transport de la Capitale (RTC) a révisé à la baisse ses prévisions d'achalandage pour 2015, après avoir raté la cible cette année. Même si les écarts ne sont pas énormes, l'opposition à l'hôtel de ville de Québec trouve que c'est «décevant».

Le RTC espérait enregistrer 48,4 millions de passages en 2014, mais devra se contenter de 46,7 millions de passages, selon les dernières projections faites en octobre. C'est une centaine de milliers de passages de moins qu'en 2013, année record, soit à peu près l'équivalent de l'achalandage de 2012. Pour l'année prochaine,

47 154 000 passages ont été budgétés.

«Normalement, le RTC doit augmenter annuellement son achalandage», a martelé mardi Paul Shoiry, chef de l'opposition. Il s'interroge d'autant plus que l'offre de service a été ajustée à la hausse. «Ça ne fonctionne pas», dit-il, critiquant que «pas grand-chose a été fait» pour mettre en oeuvre le plan de mobilité durable déposé en 2011.

Le président du RTC, Rémy Normand, n'a pas apprécié les critiques. «Quelle baisse?» a-t-il ironisé, préférant parler d'une «stagnation» de l'achalandage. Il a attribué les statistiques récentes à la stabilité de la population active et de la clientèle étudiante dans la région de Québec et exprimé ses craintes quant aux effets de la baisse du prix de l'essence.

M. Normand a aussi admis que le projet Destination Sainte-Foy, qui concentre les express dans les voies réservées de l'autoroute Robert-Bourassa, a mis plus de temps que prévu à décoller. L'achalandage a augmenté de 32 % cet automne par rapport au lancement l'an dernier - plus de 10 000 personnes par jour au lieu de 8000 - mais la cible initiale n'est pas atteinte. «On se rapproche. C'est quand même très bien comme résultats», a insisté le président. 

Annie Morin

La compagnie québécoise NovaBus aura-t-elle le temps de construire des autobus doubles articulés et des midibus pour les besoins futurs de Québec? Rien n'est moins sûr si on en croit le directeur général du RTC, Alain Mercier, selon qui les firmes européennes ont «10 ans d'avance».

La question de la capacité de NovaBus de Saint-Eustache de rivaliser avec des firmes européennes comme la belge Van Hool est revenue sur le tapis lors de l'analyse du budget du Réseau de transport de la Capitale (RTC) à l'hôtel de ville de Québec, mardi.

«Un produit complexe comme des doubles articulés, ça prend des années de développement, d'essais, de mise en service. Essentiellement, l'industrie européenne a 10 ans d'avance sur une compagnie comme NovaBus», a dit M. Mercier lorsque questionné par le maire Régis Labeaume.

«C'est sûr qu'on veut tous acheter québécois. On n'est pas fous. Mais en même temps, est-ce qu'on peut penser qu'une entreprise comme NovaBus va suivre le train et aller assez rapidement pour développer des produits comme on a vus en Belgique?» a demandé M. Labeaume. «Ça, c'est important, parce qu'avant de prendre une décision finale sur le plan de mobilité, on est à évaluer les possibilités, les hypothèses.»

Au début du mois, le maire de Québec s'est rendu en Belgique avec son homologue de Lévis, Gilles Lehouillier. Ils ont visité l'usine du fabricant d'autobus Van Hool, qui produit des autobus biarticulés aux airs de tramway. Le modèle a intéressé les deux maires et la question de privilégier un achat québécois a créé au Québec ce que M. Labeaume a qualifié de «minidébat».

En fin de journée mardi, Le Soleil a appris que les dirigeants de NovaBus devraient rencontrer sous peu les responsables du RTC. 

Valérie Gaudreau

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