Blaney préfère les autobus construits au Canada

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NovaBus se dit capable de produire au Québec des autobus plus longs, faisant valoir que son propriétaire, Volvo, possède l'expertise.

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(Québec) Le ministre fédéral Steven Blaney affiche «une nette préférence» pour l'achat d'autobus construits au Canada, n'en déplaise aux maires de Québec et de Lévis tombés sous le charme des biarticulés belges.

«C'est clair que j'ai une nette préférence pour des produits canadiens», a exprimé sans détour M. Blaney, lors d'une conférence de presse pour annoncer le versement à la Société de transport de Lévis (STLévis) de 6,5 millions $ provenant du Fonds fédéral de la taxe sur l'essence et d'une contribution du gouvernement du Québec.

Il a fait valoir que «le Canada est un chef de file ici même, dans Bellechasse» avec Prévost Car, qui fabrique des autocars, tandis que NovaBus, filiale soeur faisant aussi partie de la grande famille Volvo, produit des autobus urbains à partir de Saint-Eustache. Ces produits sont «à la fine pointe de la technologie», selon lui.

«Ce qui est très important à considérer quand on procède à l'acquisition d'une flotte de véhicules, c'est le service après-vente. Quels sont les réseaux de distribution? Est-ce qu'on est capables d'avoir un bon réseau de distribution? Et à cet égard-là, nos entreprises canadiennes démontrent un excellent savoir-faire», a poursuivi le député conservateur de Lévis-Bellechasse, aussi ministre de la Sécurité publique.

Se tenait alors à ses côtés le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, qui revient d'Europe, où il a évalué des autobus belges longs de 24 mètres ressemblant à des rames de tramway. «Si on est capables de développer un tel type d'autobus, si les besoins sont là, bien sûr, nous, il n'y a pas de problème à ce qu'on fasse affaire avec des gens qui fabriquent ici», a-t-il répondu.

M. Lehouillier a insisté pour dire qu'il n'y a «aucune décision prise» quant au choix du mode de transport et encore moins du fournisseur pour relier les deux rives. Le coeur des maires de Québec et Lévis balance entre un service rapide par bus et un tramway pour la poursuite du plan de mobilité durable. Et la balance semble pencher de plus en plus du côté des bus.

Le maire de Lévis n'a d'ailleurs pas tardé à ajouter que «NovaBus a des devoirs à faire». «Ils devront eux aussi être compétitifs et être à l'avant-garde sur les produits qui sont mis sur le marché», a-t-il prévenu.

Régis Labeaume a pour sa part imputé la position du ministre fédéral à la proximité de Prévost Car. «On voudrait tout acheter au Québec. Mais là, si on veut vraiment que ça marche, il va falloir prendre le véhicule qui va faire en sorte qu'il va y avoir un transfert modal», a répété le maire de Québec, en symbiose avec son homologue de Lévis. Il a par ailleurs suggéré à Steven Blaney de discuter avec le gouvernement du Québec, puisque c'est lui, le partenaire des municipalités pour le transport en commun.

Les 6,5 millions $ sur cinq ans confirmés vendredi à la Société de transport de Lévis doivent servir à financer les immobilisations et non les opérations. Il est prévu d'affecter la somme à l'achat d'autobus et à de nouvelles technologies d'information de la clientèle ainsi qu'à l'aménagement de garages, de stationnements incitatifs et de voies réservées, entre autres. L'aide est plus généreuse que pour la période précédente (2007-2014), car l'achalandage a augmenté et le fédéral a bonifié sa participation.  Avec Valérie Gaudreau

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