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Pont de Québec: pas question pour le CN d'allonger l'argent

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Le pdg du CN, Claude Mongeau, propose aux gouvernements de procéder à une étude d'ingénierie détaillée pour déterminer combien il en coûterait et comment il faudrait procéder pour repeindre le pont de Québec, «ne serait-ce que pour avoir une gestion responsable des fonds publics qu'ils souhaitent commettre».

Photothèque Le Soleil, Erick Labbé

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(Québec) Le président-directeur général du CN, Claude Mongeau, n'a pas l'intention d'imiter les gouvernements, qui ont dégainé 100 millions $, vendredi, pour repeinturer le pont de Québec. Au mieux, le transporteur les aidera à établir le montant de la facture, puis il leur donnera accès à la structure. Mais pas question de toucher à un pinceau.

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Le pdg du CN, Claude Mongeau

Photothèque Le Soleil

Le plus haut dirigeant du CN s'est dit «surpris» de l'offre déposée vendredi, dont il a été informé à peine quelques minutes avant la conférence de presse réunissant quatre ministres et deux maires. Une offre sur laquelle le propriétaire du pont depuis 20 ans ne va pas renchérir pour autant.

M. Mongeau se contente de «prendre acte» de l'intérêt manifesté par les pouvoirs publics. «Ça nous indique qu'ils commencent à comprendre» que la responsabilité d'une nouvelle peinture leur revient, a-t-il lancé lors d'une entrevue exclusive au Soleil.

Le grand patron du CN propose maintenant aux gouvernements de procéder à une étude d'ingénierie détaillée pour déterminer combien il en coûterait et comment il faudrait procéder pour repeindre le pont, «ne serait-ce que pour avoir une gestion responsable des fonds publics qu'ils souhaitent commettre».

Comme un programme de travaux majeurs de 95 millions $ sur 10 ans a déjà été mis en place avec le ministère des Transports du Québec, les deux offensives devraient être coordonnées. Cela n'apparaît pas impossible, mais demande une bonne planification, selon M. Mongeau.

Ce dernier répète que l'estimation de 200 millions $ en circulation a été établie «au meilleur de [leurs] connaissances», sur la base de travaux et d'études déjà réalisés, mais qu'elle doit vraiment être validée par des spécialistes. «On est prêts à faciliter cet effort-là», dit-il, à condition que les gouvernements assument cette première facture.

Même attitude pour le chantier lui-même. «Nous sommes prêts à tout faire pour faciliter les travaux de peinture dans la mesure où ce sont les gouvernements qui les financent», résume le pdg.

Seule petite ouverture manifestée: si la somme des travaux dépassait légèrement l'enveloppe publique, l'entreprise évaluerait la possibilité de compléter la mise. «S'il y avait quelques millions de plus, on regarderait ça attentivement avec les gouvernements», avance M. Mongeau, bien que cette hypothèse lui apparaisse peu plausible. «Nous, on pense que ça va coûter beaucoup plus cher que ça.»

Pas le mandat du privé

Alors que les politiciens rappellent constamment les profits du CN et invitent ses actionnaires à se positionner en faveur du projet de revitalisation, le grand patron du CN réfute toute pression de ce côté.

«Nos actionnaires seraient préoccupés si on n'avait pas la position qu'on a clairement établie. Une entreprise privée qui possède 9000 ponts et ponceaux, dont une cinquantaine ou une soixantaine sont des structures d'envergure, se doit d'avoir une politique de gestion de ses infrastructures qui est serrée, rationnelle. Ce n'est pas le mandat d'une entreprise privée de mettre en valeur le patrimoine national, encore moins quand la structure est d'abord et avant tout à vocation de transport routier et quand le problème de base a été causé par le locataire et ses pratiques de déglaçage», nous a-t-il expliqué hier.

L'homme d'affaires se désole des atteintes à l'image du CN, qui selon lui a montré sa «bonne foi» en investissant «des dizaines de millions» dans l'entretien du pont de Québec depuis que le gouvernement fédéral lui a cédé la structure en 1995. «C'est dommage de voir les pouvoirs publics vouloir faire du CN un bouc émissaire», soupire-t-il.

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