Autos en libre-service: Communauto veut aussi une place

Communauto expérimente le libre-service sous le nom d'Auto-mobile... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Communauto expérimente le libre-service sous le nom d'Auto-mobile à Montréal depuis 2013. Selon le directeur du développement et des relations publiques de Communauto, Marco Viviani, le succès dépasse les attentes. «Il y a un buzz. Les gens aiment vraiment ça!»

Le Soleil, Patrice Laroche

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(Québec) Car2Go n'est pas le seul locateur d'automobiles en libre-service qui souhaite s'implanter à Québec. Communauto, entreprise d'autopartage fondée dans la capitale il y a 20 ans, tente aussi de convaincre la Ville de Québec de lui faire une place dans ses rues et, surtout, de libérer des espaces de stationnement.

Communauto expérimente le libre-service sous le nom d'Auto-mobile à Montréal depuis 2013. Le succès dépasse les attentes, raconte Marco Viviani, directeur du développement et des relations publiques de Communauto. «Il y a un buzz. Les gens aiment vraiment ça!» constate-t-il.

Tandis que l'autopartage suppose la réservation d'un véhicule à une heure précise dans une station précise, le libre-service permet à l'usager de prendre la première voiture disponible qu'il repère et de la laisser n'importe où dans un quadrilatère déterminé. C'est le principe des vélos BIXI.

Le libre-service est ainsi apprécié pour les petits trajets et les courses spontanées. Il s'utilise en complémentarité avec le transport en commun, l'autopartage, le taxi. «Il crée des ponts entre les différents modes de transport», souligne M. Viviani.

Sa petite équipe était de passage dans la capitale, dimanche, pour présenter le projet pensé pour Québec à des représentants de la Ville et du Réseau de transport de la Capitale (RTC).

Le porte-parole ne cache pas que l'intérêt de Car2Go, filiale du géant allemand Daimler qui veut aussi offrir ses autos en libre-service à Québec, a précipité de quelques mois les démarches de Communauto.

Cette dernière voudrait déployer de 30 à 40 véhicules hybrides et électriques dès le printemps prochain. Ce nombre pourrait doubler dans l'année et atteindre de 200 à 300 véhicules quand le marché sera à maturité. À titre de comparaison, il y en a 130 actuellement à Mont-réal, bientôt 300.

À la Ville de Québec, Communauto demande essentiellement de créer une vignette de stationnement universelle, utilisable dans plusieurs zones où le stationnement de rue est permis. L'organisation est prête à payer un bon prix pour en faire l'acquisition, soit entre 700 et 1000 $ pièce, contre 80 $ pour un résidant. «C'est dans notre philosophie. On croit que l'espace a une valeur», souligne M. Viviani.

Déneigement, moins problématique

Alors que Communauto craignait les opérations de déneigement comme la peste, les abonnés de Montréal lui ont appris que c'était facilement gérable. Il suffit d'un message Facebook offrant rabais et gratuités pour qu'ils acceptent de déplacer les automobiles vers des endroits sûrs, déterminés d'avance. Ce serait la même chose à Québec.

Communauto a soumis un premier périmètre à l'intérieur duquel les utilisateurs pourraient prendre possession et libérer les automobiles, sans pour autant être restreints dans leur utilisation. Ce périmètre couvre essentiellement Sainte-Foy dans le secteur de l'Université Laval, Sillery, Montcalm, la colline parlementaire, le Vieux-Québec et Limoilou. C'est là où on trouve la majorité des 4000 abonnés locaux de Communauto.

M. Viviani se dit ouvert à discuter de la zone de couverture et des délais d'implantation pour suivre le rythme de la Ville de Québec, qui lui semble intéressée.

Mireille Plamondon, porte-parole de la Ville, confirme que les personnes rencontrées ont bien pris note du projet et des demandes, mais souligne qu'il faudra attendre le début de l'année prochaine pour lancer des analyses et préparer une réponse.

Comment ça fonctionne?

L'inscription à Auto-mobile est gratuite. Il suffit de fournir un numéro de permis de conduire. Une application mobile permet de repérer les véhicules en libre-service. Quand une voiture est disponible, il est possible de la «bloquer» le temps de s'y rendre, un maximum de 30 minutes. Une fois sur place, la carte OPUS, la même qui sert de laissez-passer dans les autobus du RTC, permet d'accéder à l'intérieur et démarre le compteur. Il en coûte 38 ¢ la minute d'utilisation pour le libre-service jusqu'à un maximum de 12 $ l'heure et de 50 $ la journée. Les prix sont ajustés à la baisse pour les membres de Communauto.

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