De la rouille partout sur le réseau du CN

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Le pont ferroviaire qui surplombe la 1ère Avenue à Limoilou, entre la 26e Rue et la rue Godbout, est tacheté de rouille et accumule les graffitis.

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Stéphanie Martin, Annie Morin
Le Soleil

(Québec) Le pont de Québec n'est pas la seule structure appartenant au CN dont le coup d'oeil laisse à désirer dans la région. Des représentations ont déjà été faites par les villes de Québec et de Lévis dans l'espoir que l'entreprise réhabilite ses ponts ferroviaires rongés par la rouille, mais le paysage ne s'améliore pas, a constaté Le Soleil.

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La Ville de Québec a expressément demandé au CN de refaire le pont ferroviaire qui longe la rue Soumande, au-dessus de l'autoroute Laurentienne, près du nouvel amphithéâtre. Un renfort est visible en direction sud.

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La peinture sur le pont sur la route du Président-Kennedy à Lévis est défraîchie. Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, est intervenu à plusieurs reprises pour le faire repeindre.

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Journaliste et photographes ont suivi la piste du CN dans les derniers jours et en ont ramené des images saisissantes d'infrastructures en piteux état. Le jugement est esthétique. Il revient aux ingénieurs d'évaluer la sécurité des installations.

Parmi les structures les plus rouillées, notons les tracels du chemin du Foulon, visibles à partir du boulevard Champlain. Les bases situées à proximité de la voie publique sont plus endommagées encore à certains endroits, probablement à cause des déglaçants poussés sur l'accotement en même temps que la neige.

L'apparence du pont ferroviaire au-dessus de l'autoroute Laurentienne, à la hauteur de la rue Soumande, et celui qui surplombe la 1ère Avenue à Limoilou, où des graffiteurs ont joué de la cannette, montre aussi des signes de dégradation.

Au point où la Ville de Québec est intervenue pour qu'ils soient réhabilités. Le politique et l'administratif ont été mis à contribution, précise l'attaché de presse du maire Régis Labeaume. «Avec le CN, il n'y a jamais de non définitif, mais ce sont toujours des synonymes. Tout ça est dit dans un emballage courtois et poli, mais rien ne bouge sur le terrain», déplore Paul-Christian Nolin.

Les négociations sur d'autres sujets, comme le déplacement de voies ferrées et l'aménagement de la promenade Samuel-de-Champlain, où passent les trains, sont aussi très ardues, ajoute-t-il.

Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier, reproche aussi au CN de négliger ses installations, qui jurent dans le paysage.

«Le Canadien National est quand même un citoyen corporatif qui passe dans pas mal de centres-villes au Québec et moi je constate de façon générale qu'ils ont encore un peu d'éléments à améliorer dans l'entretien de leurs ponts et équipements. Ça aussi, va falloir le regarder. Je donne juste l'exemple du pont du CN sur [la route du Président] Kennedy. Allez le voir. La peinture commence à être défraîchie. Nous sommes intervenus à plusieurs reprises pour repeindre ce pont-là. Et ça, ça ne coûte pas une terre en bois debout', comme disait mon grand-père», lance l'élu municipal.

Le maire en a aussi contre le pont ferroviaire en béton qui traverse l'autoroute 20 à la hauteur de Saint-Romuald et qui, selon lui, ne paie pas de mine.

Dans le perpétuel débat sur la peinture du pont de Québec, le CN a répété à plusieurs reprises qu'il n'investissait pas dans l'aspect esthétique des milliers de structures qui lui appartiennent. Il n'est donc pas question de procéder à une peinture préventive, où que ce soit. Quand une inspection révèle des faiblesses, les morceaux problématiques sont tout simplement remplacés. Ce qui ne semble pas avoir été le cas où nous sommes passés.

Gilles Gagné, résident du chemin du Foulon depuis sa tendre enfance, peut le confirmer. De sa maison, il a vue sur le tracel. Et jamais il ne voit de travailleurs s'y activer. Sauf une fois, il y a bien 25 ans : des traverses avaient été remplacées tout en haut... «Quand un train passe, il y a des morceaux de bois qui bougent. Mais le reste a l'air solide», témoigne-t-il.

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