IOC ignore quand sera rétabli le service de son chemin de fer

La paroi rocheuse où est survenu le déraillement... (Photo fournie par le BST)

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La paroi rocheuse où est survenu le déraillement doit aussi être stabilisée. Les autres parois rocheuses doivent également être inspectées sur une distance d'environ 160 kilomètres avant que soit réactivé le service ferroviaire.

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Fanny Lévesque

Collaboration spéciale

Le Soleil

(Sept-Îles) Presque une semaine après le déraillement de train qui a fait un mort jeudi au nord de Sept-Îles, la Compagnie minière IOC, qui exploite le tracé de la QNS&L, peinait encore à accéder au lieu du drame, en raison de l'instabilité des sols dans le secteur. Mais ce n'est que la pointe de l'iceberg pour la société qui déploiera, une fois les lieux totalement sécuritaires, un plan de match colossal.

Les autorités ont procédé mardi à du dynamitage contrôlé pour faire bouger le talus instable. La minière devra ensuite s'assurer que les parois rocheuses qui bordent presque la moitié du chemin de fer de 418 kilomètres soient sans danger d'érosion avant de penser dégager le lien ferroviaire, obstrué d'immenses débris laissés par le glissement de terrain qui a fort probablement causé le déraillement. 

«On ne sait pas quand ce sera stable, ni combien de matériel devra être dégagé de la voie», a affirmé le directeur des opérations et de l'entretien du chemin de fer QNS&L, Benoit Méthot, en point de presse. «Alors, c'est difficile d'estimer quand la circulation pourra reprendre», a-t-il ajouté. Chose certaine, le départ d'un train de passagers demain vers Schefferville est d'ores et déjà annulé.

Opérations complexes

«On est en pleine nature, sans accès routier, a rappelé M. Méthot. Tout l'équipement mobilisé sur le site doit l'être par hélicoptère ou par le chemin de fer.» La minière planche également sur différents scénarios pour extirper ses deux locomotives tombées dans la rivière Moisie. «C'est extrêmement complexe, on parle de 200 tonnes chacune, la procédure est en développement, mais c'est sûr que ça va prendre plus qu'une grue!»

Avant de les sortir de l'eau, des équipes de plongeurs seront aussi mises à contribution pour récupérer le carburant des réservoirs de 17 000 litres de diesel, dont un a fui dans la Moisie. Au chapitre de l'environnement, des estacades doubles ont été installées à trois niveaux sur la rivière. Elles seront en place jusqu'à ce que les réservoirs soient dégagés.

Plus de surveillance

Le vice-président aux opérations du sud chez IOC, Louis Cyrenne, assure que la société devra «se questionner pour que de tels événements ne se reproduisent plus». Déjà, l'entreprise explique qu'elle étudiera «toutes les possibilités» pour que, par exemple, les endroits plus à risque sur son tracé soient «plus suivis». Pour l'heure, la voie ferrée est inspectée deux fois par semaine.

IOC affirme être en «étroite collaboration» avec les minières qui empruntent le tracé. Il est encore trop tôt pour quantifier les pertes liées à l'arrêt de la circulation. Une quarantaine de trains circulent hebdomadairement sur le chemin de fer de QNS&L.

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