Nouvel avion-hôpital: «problématique» plus large selon Barrette

Dévoilé cet été, l'avion-hôpital - qui aurait été... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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Dévoilé cet été, l'avion-hôpital - qui aurait été rééquipé et réaménagé au coût de 19,5 millions $ - est utilisé depuis le mois de septembre pour les évacuations aéromédicales.

Le Soleil, Patrice Laroche

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Julien Arsenault
La Presse Canadienne
Montréal

Tous les avions Challenger qui servent aux évacuations aéromédicales sont soumis à des restrictions de décollage et d'atterrissage sur des pistes mouillées ou enneigées, affirme le ministre de la Santé, Gaétan Barrette.

Le Soleil révélait vendredi que le nouvel avion-hôpital est trop lourd pour utiliser la plupart des pistes de l'est et du nord de la province dès lors que la surface n'est pas «nue et sèche». Un surpoids de 1500 à 2000 livres attribuable à l'ajout d'équipements médicaux ultramodernes le différencie des autres Challenger. Des sources bien placées, qui ne peuvent pas être nommées, nous ont démontré que cela empêche les mouvements sur les pistes courtes dès que la météo se gâche. 

«C'est quelque chose qui était déjà connu, a réagi vendredi M. Barrette, alors qu'il se trouvait au nouveau Centre universitaire de santé McGill. En soi, ce n'est pas une nouvelle, mais c'est vrai que ça n'a jamais été dévoilé sur la place publique.» 

Selon ses informations, tous les Challenger ont la même «problématique». «Il y a effectivement une question de poids supplémentaire, mais même si on enlève ce poids, ce qui est en train d'être fait, la problématique demeure», a dit

M. Barrette.

Le Soleil est retourné à ses sources, qui lui ont répété que le nouvel avion était beaucoup plus limité dans ses décollages et ses atterrissages que les anciens. En cas de pluie ou de neige, plusieurs aéroports deviennent impraticables. Les vieux Challenger et le Dash-8 du Service aérien gouvernemental (SAG) ont d'ailleurs été appelés en renfort depuis la mise en service de la plus récente acquisition, un modèle 1994 acquis et entièrement réaménagé pour 19,5 millions $. 

Joanne Beauvais, l'attachée de presse du ministre de la Santé, a insisté sur le fait que le Challenger est un avion longue distance qui a besoin de plus d'espace pour se poser. Le choix a été fait sciemment au moment de renouveler la flotte. Quand les conditions météorologiques ne sont pas propices, il est déjà d'usage d'envoyer le Dash-8, plus petit et requérant moins d'espace, a-t-elle ajouté. 

«Il n'y a jamais un patient qui est resté derrière. Ça n'a pas causé de retard ou mis en danger la vie de patients. C'est une situation semblable à ce qu'on avait avant. L'avantage, maintenant, c'est qu'on a un avion-hôpital plus moderne, beaucoup mieux équipé», a-t-elle fait valoir. 

MESURE TEMPORAIRE POUR LES PILOTES

Le Conseil du Trésor a également réagi à notre nouvelle voulant que des contrats aient été signés avec des pilotes du privé pour prendre la relève des pilotes réguliers du SAG et ainsi contourner le gel d'embauche imposé à la fonction publique. 

«C'est une mesure de transition, c'est vraiment temporaire. Ce sont des pilotes qui ont été embauchés pour combler la disponibilité dans une période transitoire, alors que les pilotes du SAG ont une formation [sur l'avion-hôpital]. Une fois que la formation va être terminée, les pilotes engagés temporairement ne seront plus requis», a défendu Marie-Ève Labranche, attachée de presse du ministre Martin Coiteux. Il n'est pas question d'assouplir la directive ministérielle, a-t-elle souligné.  

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