Pipeline Énergie Est: Lehouillier inquiet pour la sécurité et l'eau potable

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Le maire de Lévis, Gilles Lehouillier

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Stéphanie Martin
Le Soleil

(Québec) Gilles Lehouillier s'inquiète pour la sécurité et la qualité de l'eau potable de sa ville avec le passage annoncé du pipeline Énergie Est de TransCanada sur son territoire. Il juge que les citoyens et les élus ne sont pas adéquatement informés par la compagnie.

«Nos réticences concernent la sécurité de nos citoyens et notre alimentation en eau potable», a fait savoir le maire de Lévis, jeudi, en marge d'une conférence de presse. Le pipeline que TransCanada veut faire passer sur le territoire de Lévis permettra d'acheminer 1,1 million de barils de pétrole brut par jour en provenance de l'Ouest.

Le pipeline traversera Lévis en suivant une emprise déjà bien définie et intégrée dans le schéma d'aménagement. Mais des questions restent en suspens pour le maire, qui ne connaît pas encore le détail du tracé. «On passe aussi sous la rivière Chaudière, sous la rivière Beaurivage. Alors ça, pour nous, ce sont des éléments majeurs au niveau de la sécurité.»

Lévis puise son eau potable dans le fleuve à deux endroits et dans la rivière Chaudière. Elle a d'ailleurs subi d'importantes conséquences à la suite de la contamination du cours d'eau après la tragédie de Lac-Mégantic. «On a failli friser la catastrophe avec la Chaudière. Quand on ne peut plus y puiser notre eau, ce sont 45 000 personnes qui sont privées d'eau.»

En conséquence, le maire estime qu'il devrait avoir accès à davantage d'information. «Ce qui manque actuellement dans le projet de TransCanada, c'est l'information aux citoyens et aux élus», soutient-il. «Il va falloir que TransCanada passe plus en mode action au niveau de l'information.»

La Ville de Lévis travaille en concertation avec les autres villes de la Communauté métropolitaine de Québec sur ce dossier et attend avec impatience que les études environnementales soient déposées à l'Office national de l'énergie (ONE).

Le tracé actuel pas final

Un porte-parole de TransCanada, Jonathan Abecassis, a indiqué que le tracé actuel n'est pas final. Une proposition sera soumise à l'ONE, en même temps que les études environnementales, dit-il.

La société tenait par ailleurs jeudi une soirée portes ouvertes à Lévis, où des représentants de TransCanada étaient présents pour répondre aux questions de citoyens sur le projet de pipeline.

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