Orléans Express: des tarifs réduits pour sauver les services en région?

À partir du 1er janvier, le trajet d'Orléans... (Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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À partir du 1er janvier, le trajet d'Orléans Express entre Thetford Mines et Victoriaville sera supprimé, tout comme les allers-retours entre Rimouski et Sainte-Anne-des-Monts ainsi que Carleton.

Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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(Québec) La réduction de services d'Orléans Express devra s'accompagner d'une révision en profondeur du transport interurbain, selon la Fédération des transporteurs par autobus, qui propose des baisses des tarifs et des «formules de partage» avec les services de transport collectif.

Vendredi, la Commission des transports du Québec (CTQ) a accueilli toutes les demandes d'Orléans Express visant à réduire ses services dans six régions de la province.

À partir du 1er janvier, la Chaudière-Appalaches, le Bas-Saint-Laurent, la Gaspésie, le Centre-du-Québec, la Mauricie et la Montérégie perdront des lignes entières d'autocars ou d'importantes liaisons.

Le trajet entre Thetford Mines et Victoriaville est notamment supprimé, tout comme les allers-retours entre Rimouski et Sainte-Anne-des-Monts ainsi que Carleton. Le nombre de liaisons entre Rimouski et Gaspé passe de quatre à une seule.

La décision de la CTQ était «quasi inévitable» aux yeux du directeur général de la Fédération des transporteurs par autobus, Luc Lafrance, qui représente les chauffeurs d'autobus en milieux scolaire, nolisé, spécialisé, urbain et interurbain.

Autres transporteurs

«Cette situation-là n'est pas unique à Orléans Express. C'est tous les autres transporteurs interurbains qui vivent cette baisse d'achalandage. On parle d'une baisse de 40 % depuis les 10 dernières années sur l'ensemble du réseau de transport interurbain. Il fallait en arriver là», estime M. Lafrance.

La Fédération a toujours plaidé au gouvernement que l'interfinancement ne peut plus fonctionner entre les lignes régionales et les lignes plus rentables (comme celle reliant Québec et Montréal). 

Il faut plutôt saisir l'opportunité du modèle déclinant et lui trouver des alternatives, poursuit Luc Lafrance.

En tête de liste des solutions: des tarifs réduits, avance-t-il prudemment. «Est-ce que le billet du passager pourrait être exempté de taxes? Est-ce qu'il pourrait y avoir des promotions? Tout est sur la table. Je pense qu'il faut regarder tout ça pour ramener les gens dans le transport interurbain», affirme M. Lafrance.

Il soulève la «concurrence» que représentent les systèmes de covoiturage comme Amigo Express et Allô Stop, ainsi que VIA Rail «qui est subventionnée et qui fait des rabais à chaque semaine». «Il faudrait être capable d'accoter les prix, et voir qu'est-ce qu'on peut faire justement pour rejoindre ce type de prix-là», glisse M. Lafrance.

Comité de travail

La Fédération des transporteurs par autobus a déjà proposé au ministre des Transports, Robert Poëti, de mettre en place un comité de travail afin d'impliquer les organismes de transport collectif ruraux dans la recherche de solutions.

«Au lieu de laisser les organismes de transport collectif développer des réseaux en parallèle des transporteurs privés, pourquoi ne feraient-ils pas affaire avec eux?» évoque Luc Lafrance.

La Fédération compte bien rappeler ces solutions au ministre Poëti lors d'une rencontre prévue dans une dizaine de jours.

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