De «vrais radars» fixes en renfort sur les routes

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(Québec) Le gouvernement du Québec a élargi la gamme des instruments de mesure de la vitesse pouvant être utilisés avec les radars photo déjà en opération dans la province. Le but est de limiter les bris et d'éviter de coûteux arrêts de service.

Dans un arrêté ministériel datant du 19 décembre, les ministres des Transports et de la Sécurité publique ont confirmé Jenoptik et Robot Visual Systems, deux entreprises allemandes, dans leur rôle de fournisseurs officiels de cinémomètres photographiques fixes et mobiles et de systèmes de contrôle de circulation aux feux rouges. Cela en attendant un nouvel appel d'offres en vue de la deuxième phase de déploiement, qui prévoit l'achat de 37 appareils.

Dans la plus récente liste des composantes autorisées, parue dans la Gazette officielle, Québec a introduit l'option du radar fixe, le vrai radar, celui qui permet de mesurer la vitesse en comparant la fréquence des ondes émises par le cinémomètre et réfléchies par le véhicule. Cette technologie, qui tient dans une tour située sur l'accotement, a l'avantage de contrôler plusieurs véhicules en même temps, à plusieurs reprises, sur plusieurs voies de circulation. Une version mobile est déjà utilisée avec succès.

Équipements fragiles

Les équipements fixes actuellement utilisés en Chaudière-Appalaches, en Montérégie et à Montréal, les régions choisies pour le projet pilote devenu permanent, font plutôt appel à des boucles d'induction magnétique cachées sous l'asphalte. La vitesse des véhicules est calculée en fonction du temps mis pour franchir la distance entre les deux.

Le problème, comme on pouvait le lire dans le rapport d'évaluation du projet pilote, c'est que les conditions climatiques difficiles du Québec fragilisent les chaussées et donc les boucles. Au point de les rendre inutilisables parfois. Pendant six mois l'an dernier, un bris a obligé la désactivation du radar photo dans la voie de droite de l'autoroute 20, à Lévis, un des sites les plus payants de la province.

Le porte-parole du ministère des Transports du Québec (MTQ), Guillaume Paradis, ne peut dire quand et où des systèmes avec boucles pourraient être remplacés par des radars en bonne et due forme. Mais cette solution technologique sera désormais disponible et considérée. «Ça permettra davantage de souplesse pour l'entretien des appareils en place», dit-il.

Un radar coûte 38 000 $ à l'achat au lieu de 5000 $ pour des boucles. Mais comme il couvre plus large, qu'il demande moins d'entretien et qu'il dure plus longtemps, le MTQ calcule qu'il s'agit d'un bon investissement, précise M. Paradis.

En Europe, plusieurs cinémomètres intègrent désormais la technologie laser, qui permet une plus grande précision et une plus grande fiabilité encore. Il n'est pas interdit que des propositions en ce sens soient déposées lors du prochain appel d'offres.

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