Quartier St-Jean-Baptiste: une «rue partagée» aux trottoirs impraticables

La présence de bacs à fleurs sur les... (Le Soleil, Patrice Laroche)

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La présence de bacs à fleurs sur les trottoirs de la rue Sainte-Claire empêche le déneigement.

Le Soleil, Patrice Laroche

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Annie Mathieu
Le Soleil

(Québec) Les piétons et les cyclistes ont désormais les mêmes droits que les automobilistes sur la rue Sainte-Claire, dans le quartier Saint-Jean-Baptiste. Mais en aménageant la nouvelle «rue partagée», ses concepteurs n'ont peut-être pas prévu que l'hiver prendrait lui aussi sa place et qu'il rendrait ses trottoirs totalement impraticables lors de chutes de neige.

«J'aimerais savoir qui est le connard qui a autorisé l'aménagement de bacs à fleurs sur les trottoirs et qui empêchent les chenillettes de déneiger», peste Gilbert Claes, un résidant de la rue Saint-Olivier, qui habite tout près de Sainte-Claire.

Sept ans après avoir été proposés, les travaux effectués sur cette rue au coût de 4,5 millions $ selon les documents de la Ville sont terminés depuis quelques mois. Les trottoirs, désormais beaucoup plus étroits pour donner plus d'espace aux usagers qui se partagent la chaussée, accueillent maintenant de nombreux «bacs de plantation» qui doivent contribuer à verdir le secteur.

Or, les bordures en métal de ces derniers barrent la route aux chenillettes, qui ne peuvent tout simplement pas effectuer leur travail entre la rue de la Tourelle et la rue Saint-Jean. Conséquence : la neige s'accumule si bien que les piétons qui souhaitent marcher sur le trottoir sont forcés d'aller dans la rue, une situation qui met en péril leur sécurité, croit M. Claes.

«Imaginez une mère avec sa poussette!» illustre ce dernier, qui dénonce les milliers de dollars dépensés pour l'aboutissement d'un projet «mal conçu».

La responsabilité des citoyens

Le Comité populaire Saint-Jean-Baptiste, qui a été le premier à réclamer l'aménagement de la rue partagée sur Sainte-Claire, était au courant que ses trottoirs ne pourraient pas être déneigés. «C'était clair que ce serait la responsabilité des citoyens», affirme le coordonnateur Nicolas Lefebvre-Legault.

Celui-ci explique qu'au départ, l'idée était de ne pas avoir de trottoir du tout, mais que la Ville a insisté pour conserver des «zones de refuge» pour les piétons.

Il admet que celles-ci ont laissé leur place aux congères. «C'est pas chic», dit M. Lefebvre-Legault, qui croit tout de même qu'il s'agit d'une période d'adaptation. Il souligne également que le tout deviendra beaucoup plus sécuritaire lorsque la Ville de Québec aura installé la signalisation appropriée.

Lundi, son porte-parole, Jacques Perron, n'était pas en mesure de répondre aux questions du Soleil.

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