Le RTC teste son système d'information en temps réel

Des écrans «Nomade» ont fait leur apparition il... (Le Soleil, Yan Doublet)

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Des écrans «Nomade» ont fait leur apparition il y a quelques jours dans un autobus standard et un modèle articulé (Métrobus) du RTC, sillonnant aléatoirement les parcours de la ville.

Le Soleil, Yan Doublet

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(Québec) Peut-être avez-vous remarqué leur présence dernièrement en montant dans l'autobus. Ou peut-être pas, puisqu'il n'y en a que deux sur tout le Réseau de transport de la Capitale (RTC).

Des écrans «Nomade» ont fait leur apparition il y a quelques jours dans un autobus standard et un modèle articulé (Métrobus) du RTC, sillonnant aléatoirement les différents parcours de la ville de Québec. «Dans combien de temps... vous arriverez à votre arrêt? La réponse [bientôt] sur cet écran», annonce laconiquement le message qui défile sous les yeux des passagers.

En fait, le projet de 24 millions $ sur trois ans ne déploiera son plein potentiel qu'en 2015. À terme, le RTC souhaite offrir à sa clientèle une photographie en temps réel de l'activité sur son réseau grâce à un système de géolocalisation des autobus. Tous les véhicules de son parc seront munis de GPS ainsi que d'écrans qui indiqueront les prochains arrêts du parcours et l'heure estimée d'arrivée. Des bornes d'information, installées à quelque 200 stations du réseau, fourniront également un aperçu du temps d'attente avant le prochain passage.

L'implantation du projet se fera graduellement, de sorte qu'à l'heure actuelle, on ne fait que tester la robustesse des écrans et juger si leur emplacement est adéquat. En janvier, le RTC commencera la collecte des données GPS sur le réseau. Puis, au printemps, ou un peu plus tard, on sera prêt à équiper une quinzaine d'autobus, qui couvriront plus ou moins cinq parcours. Les bornes d'information aux arrêts feront quant à elles leur apparition à compter de 2014.

Pas de communication entre parcours

Si le RTC se targue de vouloir améliorer le réseau avec ce projet de transport intelligent offrant une «meilleure fiabilité et un service plus ponctuel», cette initiative ne changera en rien la communication entre les chauffeurs des différents parcours. En clair, si votre autobus est coincé dans la circulation ou souffre ne serait-ce que d'une ou deux minutes de retard, le prochain autobus dans lequel vous voulez monter ne vous attendra pas, puisque le chauffeur ne sera informé que de la position des véhicules en avant et en arrière de lui sur son trajet.

«Les chauffeurs ne vont avoir les données que pour leur propre parcours. Ça évitera de se retrouver avec deux bus collés, donc les passages aux arrêts devraient se faire à un intervalle plus précis», explique Diane Savard, conseillère en communication au RTC. «Au moins, le client va savoir [en débarquant à l'arrêt] dans combien de temps le prochain autobus va arriver, poursuit-elle. On va pouvoir mieux gérer les attentes de la clientèle.» L'information en temps réel sera également disponible sur les téléphones mobiles.

Du «rattrapage» auprès des aînés

En trois ans, les aînés ont vu le prix de leur laissez-passer mensuel augmenter de 17,4 %, un «rattrapage» nécessaire pour maintenir l'équité entre les différents abonnés, estime Raymond Dion, président du Réseau de transport de la Capitale. En effet, le tarif aîné est passé de 33,65 $ en 2010 à 39,50 $ à compter du 1er mars 2013, une différence de 5,85 $ par mois, ou de 70,20 $ par année. Il s'agit d'une hausse beaucoup plus marquée que pour les détenteurs de laissez-passer général et étudiant, qui devront débourser environ 8 % de plus qu'il y a trois ans, soit 79,25 $ et 53 $ par mois. «On demeure en deçà du tarif de Montréal, qui est de 45,50 $, et même en deçà de celui de Lévis, qui est de 55,50 $. C'est une question de rajustement, puisqu'on avait oublié ou gelé les tarifs pour personnes âgées pendant un bon bout de temps», explique M. Dion, mentionnant que les aînés bénéficient tout de même d'une réduction de 50 % par rapport au tarif régulier.

Enquête sur la perte d'une roue

Une roue s'est détachée d'un autobus articulé en service dans la nuit du 23 au 24 décembre, en face de l'Université Laval. Quatre personnes se trouvaient à bord du véhicule, mais l'incident n'a fait aucun blessé. Une enquête a toutefois été ouverte afin de déterminer ce qui avait causé ce bris. «Tous les véhicules de notre parc Métrobus ont été inspectés et tous les écrous ont été resserrés à la suite de cet événement», assure Carole Brousseau, porte-parole du Réseau de transport de la Capitale. Selon elle, il s'agirait de la première fois qu'un tel incident survient. «Ça peut être un bris de l'équipement, ça peut être une erreur humaine, on ne le sait pas pour l'instant», indique-t-elle, précisant que l'enquête de l'équipe d'ingénierie pourrait durer encore quelques jours.

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