L'AQTA dénonce les hausses de tarifs de l'aéroport de Québec

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L'aéroport international Jean-Lesage

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(Québec) L'Association québécoise du transport aérien (AQTA) réclame l'annulation de la nouvelle tarification décrétée par l'aéroport de Québec, qui imposera davantage de frais aux transporteurs régionaux et à leurs clients à partir du 1er janvier.

Éric Lippé, président-directeur général de l'AQTA, a dénoncé mardi des hausses de tarifs établies «sans consultation» et jugées «arbitraires» par ses 155 membres représentant la quasi-totalité de la petite aviation.

Le 1er novembre, la direction de l'aéroport international Jean-Lesage annonçait son intention de porter les frais d'amélioration aéroportuaire de 25 à 27 $ dès 2013 et de facturer des frais d'aviation générale équivalents aux passagers des petits transporteurs. Les frais d'atterrissage seront également haussés pour tous les types d'avions.

Les transporteurs régionaux se disent bien prêts à payer davantage, mais jamais autant que les montants réclamés. Pour les seuls frais d'aviation générale, ils calculent qu'Aéroport de Québec inc. engrangera trois millions de dollars supplémentaires annuellement. À cela s'ajoutent les frais d'atterrissages et les loyers payés pour occuper les terrains fédéraux, également en croissance ces dernières années.

«Ils n'ont pas regardé les conséquences pour l'industrie», décrie M. Lippé. Celui-ci dit craindre une baisse de la demande à force d'augmenter la facture des passagers. Car les 27 $, ce sont eux qui vont les assumer.

«On reproche souvent que les transports aériens au Québec sont dispendieux et on fait juste ajouter encore une fois à ça. Ce qu'il faut comprendre, c'est qu'il faut demeurer compétitif avec les autres modes de transport», a expliqué mardi le président de l'AQTA.

Celui-ci a demandé et demande encore «six mois de répit» à la direction de l'aéroport pour trouver des moyens de financement qui font moins mal. «Il n'y a personne dans mon industrie qui va dire : il faut que ce soit zéro», assure M. Lippé. Cependant, les petits transporteurs refusent de payer pour un terminal qu'ils n'utilisent pas et veulent savoir à quoi servira toute contribution additionnelle.

Ce message, livré en conférence de presse et lors d'entrevues à différents médias mardi, n'a pas ému les dirigeants de l'aéroport de Québec. «Sincèrement, on n'a pas du tout l'intention de revenir sur cette façon de faire, car on est convaincus d'avoir pris la bonne décision pour les bonnes raisons», a réagi Jonathan Trudeau, directeur des communications.

Il a rappelé que la tarification était ajustée par souci d'équité entre les différents utilisateurs. L'aviation générale (petits transporteurs et pilotes privés) génère 75 % des quelque 130 000 mouvements aériens enregistrés annuellement à Québec, mais seulement 4 % des revenus.

Selon M. Trudeau, le refus de payer de l'AQTA équivaut à «freiner le développement de l'aéroport (...) ou à refiler la facture à monsieur et madame Tout-le-monde, qui vont dans le sud une fois par année et qui assument déjà beaucoup de frais».

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