Fin des autobus électriques tels qu'on les connaît

Le maire a assuré que la Ville de... (Photothèque Le Soleil, Steve Deschênes)

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Le maire a assuré que la Ville de Québec ne renouvellerait pas la flotte municipale de huit minibus électriques fabriqués par la société italienne Technobus qui sillonnent le Vieux-Québec depuis 2008 et qui atteindront la fin de leur durée de vie en 2016.

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(Québec) La Ville de Québec souhaite éventuellement acquérir des autobus électriques quand la technologie sera à point, mais ne renouvellera toutefois pas sa flotte de minibus électriques Écolobus une fois leur vie terminée.

Le maire Régis Labeaume en a fait l'annonce en point de presse vendredi en marge du comité plénier sur le plan triennal d'immobilisations (PTI). Le maire a précisé que les huit autobus électriques prévus au PTI n'étaient pas des minibus, mais bien de gros autobus que la Ville souhaite éventuellement acquérir afin de prendre le virage électrique.

«On veut acheter des autobus électriques, parce qu'à un moment donné, il faudra penser à ça. Je pense au programme de 200 millions $ du gouvernement sur l'électrification du transport en commun», a-t-il déclaré, soulignant toutefois qu'aucun choix n'avait été fait quant à la technologie qui serait retenue.

«C'est sûr qu'éventuellement, faudra passer à l'électrique. Entre autres, il faut voir comment va Novabus, voir s'ils évoluent beaucoup dans leur technologie. Normalement, on devrait passer par une phase hybride. Tout est une question d'avancement de la technologie», poursuit-il.

«On le fera quand la technologie sera adaptée. Mais là, la technologie, visiblement, c'est pas encore prêt. Mais éventuellement dans le monde, vous allez avoir un maximum d'autobus électriques, ça, c'est sûr. C'est juste une question de technologie», poursuit-il.

Flotte non renouvelée

Le maire a assuré que la Ville de Québec ne renouvellerait pas la flotte municipale de huit minibus électriques fabriqués par la société italienne Technobus qui sillonnent le Vieux-Québec depuis 2008 et qui atteindront la fin de leur durée de vie en 2016.

«Des Écolobus comme on a là, cette marque-là, c'est fini. C'est raté, cette affaire-là. Chassez ça de votre mémoire», a lancé le maire en référence aux nombreuses pannes subies par ces véhicules. Les minibus actuels continueront toutefois d'être utilisés. «Notre calcul, c'est que ça coûte moins cher de les faire marcher que de les mettre dans le garage.»

Pour l'instant, le maire semble davantage souhaiter acquérir des autobus mieux adaptés à un achalandage moins important. «Ça peut être la moitié d'un gros autobus, ça peut être les trois quarts. Ce qu'on veut, c'est des autobus de différentes dimensions», a-t-il expliqué.

«Par exemple, dans mon quartier la fin de semaine, les gros autobus sont quasiment vides. Ça a-tu du bon sens de faire fonctionner de si gros autobus la fin de semaine dans certains quartiers ou même la semaine dans certains quartiers? Nous, ce qu'on souhaite, c'est d'avoir des autobus de différentes dimensions pour que ça coûte moins cher à opérer», conclut-il.

L'expérience montréalaise sous la loupe

Le Réseau de transport de la capitale (RTC) aura l'oeil sur Montréal, qui mettra en service en 2013 sept autobus électriques de grandeur médiane produits par la société américaine DesignLine et qui pourraient éventuellement prendre la place des minibus du parcours Écolobus dans le Vieux-Québec.

«L'idée est d'avoir des autobus peu polluants et peu bruyants et on se donne deux ou trois ans pour regarder le marché. On vise des autobus de 28 à 30 pieds, car l'été, les minibus sont souvent bondés et même surchargés. Le Service de transport de Montréal en a acheté six et va les essayer en 2013. À partir de ça, on verra», a expliqué le conseiller municipal Raymond Dion, président du RTC.

La Société des transports de Montréal a en effet approuvé en mai l'achat de sept autobus électriques pour 5,9 millions $, incluant les taxes, au terme d'un appel d'offres international.

Chacun de ces véhicules fait 30 pieds de long, comparativement aux 40 pieds d'un autobus traditionnel et aux 26 pieds d'un minibus, et peut transporter 45 personnes, dont 22 assises. Un premier sera mis en service à l'été 2013 dans le Vieux-Montréal et le Vieux-Port de Montréal alors que les six autres accueilleront leurs premiers passagers à la fin de 2013.

«Ce n'est pas coulé dans le béton que ce seront des véhicules entièrement électriques que nous achèterons. Il s'agira peut-être d'hybrides. On ne veut pas répéter l'histoire avec Technobus quand on est allé dans l'électrique à tout prix. On ne veut pas d'un deuxième projet pilote», a poursuivi M. Dion, ajoutant que les parcours touristiques des Écolobus étaient là pour rester même si les véhicules allaient changer.

Le conseiller a rappelé que la communication était très difficile avec Technobus, la société italienne qui a créé la technologie des Écolobus. «Ils parlent seulement italien, alors il est très difficile de communiquer avec eux. Ça prend une société éprouvée qui fait de la recherche et du développement. Les autobus que Montréal a achetés sont fabriqués aux États-Unis. Il y a aussi une compagnie chinoise qui fait du tout électrique et 500 de leurs véhicules sont utilisés à Shanghai.»

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