Côte Gilmour ouverte pendant l'hiver: «impacts mineurs, travaux majeurs»

Un rapport du ministère des Travaux publics et... (Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve)

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Un rapport du ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux conclut qu'il est faisable de réaménager la côte Gilmour (photographiée à l'intersection de l'avenue De Laune) en améliorant la sécurité des usagers, en minimisant les impacts environnementaux et en préservant l'intégrité paysagère et commémorative du lieu.

Photothèque Le Soleil, Jean-Marie Villeneuve

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Annie Mathieu
Le Soleil

(Québec) L'ouverture de la côte Gilmour pendant l'hiver entraînerait des «impacts mineurs» sur l'environnement et nécessiterait, pour éliminer tous les obstacles au projet, des «travaux majeurs» au coût de 6,5 millions $.

C'est ce que conclut le rapport final du ministère des Travaux publics et des Services gouvernementaux qui avait été commandé par la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN) afin de lui permettre de décider si elle allait donner le feu vert à l'utilisation 365 jours par année de la route qui fait le lien entre la promenade Samuel-De Champlain et la Haute-Ville de Québec.

«Il est faisable de réaménager l'axe routier en améliorant la sécurité des usagers, en minimisant les impacts environnementaux et en préservant l'intégrité paysagère et commémorative du site. Des travaux majeurs sont cependant requis à cet effet», peut-on notamment lire dans le document obtenu par Le Soleil en vertu de la Loi d'accès à l'information et qui devait être rendu public au début du mois d'octobre.

Il est notamment question de remplacer le mur de maçonnerie par un «mur de soutènement structural de type berlinois», d'ajouter un trottoir de 1,5 mètre de long de la côte (route George-VI) et un escalier pour les piétons afin de lier le boulevard Champlain et le haut de la côte Gilmour.

Il est aussi recommandé de maintenir la largeur de la chaussée à 7,6 mètres, d'aménager quelques espaces de stationnement en retrait de la route et de mettre en place un nouveau système de drainage «regards-puisards-puisards».

9,2 millions $ sur 30 ans

Ainsi, sur un horizon de 30 ans, le Ministère estime que l'ensemble des aménagements à effectuer et de l'entretien totaliserait 9,2 millions $. La présidente du conseil d'administration de la CCBN, Margaret Delisle, avait affirmé qu'il n'était pas question d'ouvrir les cordons de sa bourse et refilait pour ainsi dire la note à la Ville de Québec. «C'est sûr qu'on ne met pas un sou là-dedans», avait-elle soutenu en entrevue au Soleil, le 21 septembre.

Le rapport daté du 9 juillet 2012 est déjà entre les mains du maire de Québec, Régis Labeaume. Avant de prendre une décision finale, Mme Delisle disait vouloir attendre une information cruciale provenant de ce dernier. La présidente de la CCBN souhaitait savoir si la côte Gilmour s'inscrit dans le plan de mobilité durable de la capitale, et ce, afin de connaître les impacts anticipés sur les déplacements des véhicules en ville. Ni la municipalité ni l'organisme fédéral n'ont donné signe de vie dans ce dossier depuis fin septembre.

Étude d'impact sur la sécurité et la circulation

Pour rédiger son rapport final, le ministère des Travaux publics s'est basé sur une étude d'impact sur la sécurité et la circulation, une étude géotechnique et une évaluation environnementale. Ce dernier examen dit «préliminaire» explique que le projet de réaménagement de la côte Gilmour et son ouverture hivernale auront des «impacts négatifs temporaires pendant les travaux et pendant la période de réalisation». Ceux-ci peuvent être cependant atténués avec l'application à «court, moyen et long termes des recommandations et mesures proposées».

Des inquiétudes avaient notamment été soulevées quant à l'utilisation du sel pour l'entretien de la côte sur la végétation qui borde la route. Pour répondre à ces préoccupations, il est suggéré d'intégrer «des mesures» aux devis et cahier de charge remis aux entrepreneurs qui auront les contrats d'entretien de la côte.

Il est notamment question d'interdire en tout temps le soufflage de la neige vers les terrains voisins, de protéger le tronc des arbres pouvant être heurtés par les équipements, de minimiser les quantités de fondant et d'utiliser des équipements en bon état de fonctionnement et des gabarits respectant les contraintes locales.

Enfin, une étude plus poussée sur les noyers cendrés, une espèce en péril, a été réalisée. Quatre, sur la trentaine que compte le secteur, peuvent être touchés et même abattus pendant les travaux. Un permis d'Environnement Canada sera nécessaire et celui-ci devra être accompagné de «mesures de compensation» qui pourrait comprendre l'obligation de plantation d'arbres.

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