Les frais d'amélioration aéroportuaire plus chers à Québec qu'à Toronto

Les frais d'atterrissage seront aussi haussés à l'Aéroport... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Les frais d'atterrissage seront aussi haussés à l'Aéroport de Québec pour tous les types d'avions.

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(Québec) En portant les frais d'amélioration aéroportuaire à 27 $ par billet, le 1er janvier, l'aéroport de Québec deviendra l'un des plus chérants au Canada. En fait, seul l'aéroport de Fort McMurray, dans le nord de l'Alberta, réclame davantage à ses passagers.

Les grands aéroports de Toronto et de Montréal imposent des frais de 25 $ par départ, tout comme Calgary et Edmonton, qui ont ajusté leurs tarifs récemment. Vancouver, qui arrive au deuxième rang en termes d'achalandage, après Toronto et avant Montréal, demande 20 $ depuis le début de l'année. Ottawa et Winnipeg sont au même niveau. Il y en a même à Gaspé : 15 $ par embarquement.

À l'autre bout du spectre, l'aéroport de Fort McMurray, la mecque du pétrole dans l'Ouest canadien, impose des frais d'amélioration aéroportuaire de 30 $ par trajet. Les passagers des avions d'affaires et des transporteurs régionaux qui font des vols nolisés sont soumis à des frais équivalents du moment qu'ils comptent plus de 10 sièges.

C'est la direction prise par Aéroport de Québec inc., la corporation à but non lucratif qui gère l'aéroport international Jean-Lesage. Le 1er novembre, celle-ci a annoncé que les frais d'amélioration aéroportuaire passeront de 25 à 27 $ dès 2013 et que les passagers des petits transporteurs devront désormais acquitter des frais d'aviation générale équivalents. Les frais d'atterrissage seront également haussés pour tous les types d'avions.

Depuis cette annonce, la grogne des transporteurs et des pilotes est généralisée. Les privés menacent de déménager leurs petits appareils dans des aéroports de taille inférieure, comme Neuville, où ils n'auront pas à payer pour atterrir. Les régionaux anticipent une réaction négative de leur clientèle, puisque le prix des billets devra être ajusté à la hausse pour refléter les nouveaux frais. L'Association québécoise du transport aérien conteste d'ailleurs en invoquant la capacité de payer des consommateurs.

Même les grands transporteurs ont fait savoir au Soleil qu'ils s'interrogeaient. «On est de plus en plus préoccupés des coûts d'utilisation de l'aéroport de Québec et de l'effet dissuasif qu'ils pourraient avoir sur le niveau de service, mais on veut travailler avec l'aéroport pour trouver des solutions», a déclaré cette semaine Marc-André O'Rourke, directeur général du Conseil national des lignes aériennes du Canada, qui représente les Air Canada, Air Transat et WestJet.

Ce dernier juge curieux que les frais demandés aux passagers à Québec dépassent ceux imposés à Toronto, par exemple.

«Faire sa juste part»

Jonathan Trudeau, porte-parole d'Aéroport de Québec inc., répète que «tout le monde doit faire sa juste part» pour financer l'agrandissement en cours et entretenir les infra-structures déjà existantes. «Ce sont des équipements qui servent à tous, pas seulement à ceux qui passent par le terminal», insiste-t-il pour justifier l'imposition des nouveaux frais d'aviation générale.

M. Trudeau souligne que l'effort supplémentaire demandé aux passagers représente bien peu sur le prix d'un billet qui en coûte plusieurs centaines. «Je ne pense pas que c'est ce qui vient jouer dans la balance», dit-il.

Le porte-parole est d'ailleurs convaincu que les voyageurs sont à même de constater que l'environnement et le service se sont beaucoup améliorés à l'aéroport de Québec ces dernières années et que l'apport économique pour la région est considérable.

L'organisation est ouverte au dialogue avec les transporteurs, mais elle n'a pas l'intention de reculer sur les nouveaux frais, puisque ses dirigeants sont convaincus d'avoir pris «les bonnes décisions», ajoute M. Trudeau.

L'achalandage à l'aéroport de Québec a augmenté de 65 % en cinq ans. Modernisé à temps pour le 400e anniversaire de la capitale, il doit encore être agrandi, sous peine d'atteindre sa capacité maximale. Les travaux de 225 millions $ doivent être complétés à l'automne 2016.

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