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20 000 plaques de noms de rue à changer à Québec

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(Québec) Héritage des fusions municipales, Québec compte une multitude de modèles différents de plaques de noms de rue. Pour harmoniser sa facture visuelle et se conformer aux normes pour l'affichage odonymique en vigueur en Amérique du Nord, la Ville étudie des prototypes qui pourraient signaler l'ensemble de son territoire.

Exemples de typographie à Beauport, l'ancienne ville-centre de... (Le Soleil, Erick Labbé et Yan Doublet) - image 1.0

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Exemples de typographie à Beauport, l'ancienne ville-centre de Québec et Sillery

Le Soleil, Erick Labbé et Yan Doublet

Ce sont 20 000 panonceaux qui devront être changés à moyen terme.

«Actuellement, on a toutes les grandeurs, typographies et couleurs possibles», explique le porte-parole de la municipalité, Jacques Perron. Dans les six arrondissements de la capitale nationale, neuf modèles sont utilisés, alors que dans les arrondissements historiques du Vieux-Québec, de Sillery, de Cap-Rouge et de Charlesbourg, cinq types de plaques différentes sont visibles.

«Il faut que l'on harmonise l'ensemble», soutient M. Perron, ajoutant que cela doit notamment être fait pour des questions de coûts et d'inventaire. Par exemple, toutes les plaques n'ont pas le même système d'accrochage au poteau, ce qui complique la tâche aux employés municipaux, illustre-t-il.

Le vieillissement de la population n'est pas étranger à la décision de la Ville de revoir l'affichage du nom de ses rues. «Une partie importante des citoyens ont de la difficulté à voir de loin ou le soir», souligne-t-il. De plus, la limite de vitesse permise a changé au cours des décennies, ce qui donne du fil à retordre aux automobilistes, qui roulent plus vite qu'avant et qui n'ont pas nécessairement le temps de lire les noms de rue.

Finalement, les normes d'affichage odonymique ont évolué au cours des dernières années. «Il y a eu beaucoup de changements dans les typographies utilisées dans les réseaux routiers en Amérique du Nord, il y a des standards différents en termes de lisibilité, de couleur de la plaque, de son lettrage, sa hauteur et sa grandeur», fait valoir Jacques Perron.

Quartiers historiques

Des responsables du dossier au sein de la Ville ont déjà rencontré des fonctionnaires du ministère de la Culture afin de s'assurer que les modèles évalués soient compatibles avec l'«environnement patrimonial» des arrondissements historiques de Québec. Les deux parties assurent que les discussions se déroulent rondement.

Par ailleurs, Jacques Perron explique que les coûts du projet n'ont pas encore été évalués puisqu'il en est à ses balbutiements. De plus, il affirme que la municipalité n'a pas fixé d'échéancier précis pour ce dossier, qui ne sera pas inscrit dans le prochain programme triennal d'immobilisations.

«Ce n'est pas un changement qui se fera en six mois. Juste pour remplacer toutes les plaques, c'est un processus qui devrait prendre au moins deux ans au minimum», précise-t-il, ajoutant qu'on est loin de la coupe aux lèvres.

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