Rivière-du-Loup: le projet de Carrefour maritime revu à la baisse

Ce bâtiment, conçu par l'architecte Carl Charron, faisait... (Photo collaboration spéciale Marc Larouche)

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Ce bâtiment, conçu par l'architecte Carl Charron, faisait partie du projet initial de 14 millions $. Deux scénarios sont maintenant à l'étude, l'un de 6,1 millions $ et l'autre de 4,9 millions $.

Photo collaboration spéciale Marc Larouche

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Marc Larouche
Le Soleil

(Rivière-du-Loup) Annoncé en grande pompe il y a deux ans, l'ambitieux projet de 14 millions $ de Carrefour maritime dans le secteur du quai du traversier de Rivière-du-Loup est révisé de façon importante. En fait, la Corporation du carrefour maritime, présidée par le maire Michel Morin, prévoit maintenant deux scénarios de 6,1 millions $ ou de 4,9 millions $.

Selon l'étude technico-commerciale initiale, le réaménagement devait servir à diverses activités d'organisations comme la traverse Rivière-du-Loup-Saint-Siméon, le club nautique, Duvetnor, la première nation des Malécites de Viger, Croisières AML et autres. Des aires de détente, d'information touristique, de restauration et de promenade avaient aussi été ciblées.

Lors d'une rencontre au début de l'été, la corporation a été forcée de constater qu'aucun programme majeur d'aide financière de l'un ou l'autre des deux ordres de gouvernement n'était applicable, autant pour la partie des aménagements maritimes et terrestres que pour le bâtiment, ce qui plaçait le projet dans une impasse financière. Mais les besoins sont toujours là.

Considérant que Québec et Ottawa n'ont pas encore délivré les autorisations environnementales nécessaires, que le budget de fonctionnement de 304 322 $ était trop élevé par rapport aux revenus prévus estimés de 60 000 $ générés par les stationnements payants, les membres ont convenu que le projet de 14,3 millions $ n'était pas réalisable.

Deux ou trois fois moins

Le premier scénario de 6,1 millions $, deux fois moins cher, prévoit la construction d'un bâtiment commun avec la gare fluviale de la Société des traversiers du Québec (STQ). Celui-ci aurait pour avantage une meilleure optimisation des espaces du secteur avec un seul bâtiment muni d'un mur mitoyen. Il n'y aurait pas non plus de dédoublement sur certains éléments, comme les aires d'attente et les blocs sanitaires. Par contre, l'autonomie serait moindre à cause des restrictions de sécurités exigées par la STQ. Le loyer serait aussi plus élevé pour les croisiéristes, le club nautique, la Corporation du carrefour maritime et la Première Nation malécite de Viger.

Le second scénario de 4,9 millions $, trois fois moins cher et qualifié de «minimaliste», prévoit l'agrandissement et la rénovation de l'actuel bâtiment qui serait indépendant de la gare. Cette option ne permet toutefois pas un bâtiment moderne, sans parler des espaces qui seraient réduits au minimum pour l'ensemble des partenaires. Il n'y aurait pas de revenus de restaurant-bar pour payer les frais de fonctionnement. La Corporation se donne quelques mois pour décider du scénario qui sera privilégié.

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