Le ministère des Transports revoit son vocabulaire

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Le ministère des Transports du Québec parle désormais de routes couvertes ou partiellement couvertes de neige, de glace et - nouveauté - de neige durcie.

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Annie Morin
Le Soleil

(Québec) Il n'y aura plus de routes passables ou critiques cet hiver au Québec.

Ces qualificatifs ont disparu du vocabulaire du ministère des Transports du Québec (MTQ), qui parle désormais de routes couvertes ou partiellement couvertes de neige, de glace et - nouveauté - de neige durcie. Les couleurs utilisées sur les cartes ont aussi changé pour mieux refléter la réalité et... accommoder les daltoniens!

Cela fait un demi-siècle que le MTQ renseigne la population sur les conditions routières hivernales. Au début, les directions territoriales téléphonaient périodiquement au «central», à Québec, pour communiquer les observations faites sur le terrain. Des punaises colorées étaient alors plantées sur une carte en papier affichée au mur.

Aujourd'hui, l'information se transmet par ordinateur. À certains endroits, ce sont des capteurs dissimulés dans la chaussée qui prennent en temps réel la mesure de la température et des précipitations. Les données peuvent ainsi être ajustées sur les cartes informatiques du MTQ, qui sont accessibles par Internet.

Terminologie simplifiée

Le Ministère a décidé de simplifier la terminologie des conditions routières pour livrer cette information à la population. Les nouvelles appellations seront utilisées dès cet hiver sur le site Québec 511 et dans les communications avec les médias, qui retransmettent l'information aux usagers de la route.

Il y a désormais huit façons de décrire les conditions de la chaussée : dégagée et sèche, dégagée et mouillée, enneigée et partiellement enneigée, glacée et partiellement glacée, couverte de neige durcie et partiellement couverte de neige durcie pour les cas où il y a un fond de neige bien tapé. Un commentaire sera ajouté s'il y a présence de lames de neige, qui peuvent s'accumuler sur une partie ou toute la largeur des voies de circulation.

Disparue, l'expression enneigée ou glacée «par endroits», qui se fond dans l'adverbe partiellement. Exit aussi les qualificatifs passables ou critiques, qui étaient attribués après analyse des conditions de la chaussée et de la visibilité. À partir de maintenant, ces deux informations seront traitées différemment. Ainsi pourra-t-on savoir qu'une route possède une chaussée enneigée ou glacée, mais jouit d'une bonne visibilité, ou le contraire.

Codes de couleur modernisés

Sur les cartes, les codes de couleur sont aussi modernisés. Au lieu du rouge-jaune-vert, inspiré des feux de circulation, les fonctionnaires ont adopté des couleurs témoignant de la condition des routes. C'est donc le noir, couleur de l'asphalte, qui est désormais utilisé quand c'est dégagé. Le blanc, couleur de la neige, est utilisé quand c'est enneigé. Entre les deux, le jaune demeure. Le rouge garde son utilité quand les routes sont fermées.

Ces couleurs ont notamment été choisies pour faciliter le discernement par les personnes souffrant de daltonisme. «L'objectif, c'est de simplifier le message pour que les usagers comprennent facilement», nous a répété Marie-Claude Côté, porte-parole du MTQ.

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