Plan Nord: 5 milliards $ pour la voie ferrée

Jeudi, le Canadien National (CN) et la CDPQ... (Photothèque Le Soleil, Sophie-Anne Mailloux)

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Jeudi, le Canadien National (CN) et la CDPQ ont fait paraître dans des quotidiens québécois et canadiens un avis pour que les compagnies minières déclarent leur intérêt à devenir client de ce futur train sur la Côte-Nord.

Photothèque Le Soleil, Sophie-Anne Mailloux

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(Québec) L'incertitude sur le Plan Nord qu'a entraînée l'élection du Parti québécois est sans effet sur le CN et la Caisse de dépôt et placement du Québec (CDPQ), promoteurs d'un mégaprojet de 5 milliards $ pour une seconde voie ferrée reliant Sept-Îles à Schefferville.

Jeudi, le Canadien National (CN) et la CDPQ ont fait paraître dans des quotidiens québécois et canadiens un avis pour que les compagnies minières déclarent leur intérêt à devenir client de ce futur train sur la Côte-Nord. La même annonce a été publiée dans des magazines européens et américains, a rapporté le CN.

Tout juste après le déclenchement de la campagne électorale, celui-ci a publié un communiqué signalant que cinq compagnies ont officiellement appuyé la proposition pour une région «riche en minerai de fer». Deux exploitent déjà une mine, Cliff Natural Resources, à Fermont, au Québec, et Labrador Iron Mines, au Labrador, qui fait partie de Terre-Neuve.

La directrice des affaires publiques et gouvernementales du CN, Julie Sénécal, a répondu que le changement de gouvernement est sans effet sur le projet «au moment où on se parle. Nous continuons d'aller de l'avant».

Avant d'accéder au pouvoir, le Parti québécois et sa chef, Pauline Marois, ont critiqué le Plan Nord, le niveau de redevances exigées des minières et la décision du gouvernement libéral de payer des infrastructures profitant à des entreprises privées.

Pour ce qui est d'amener une seconde liaison par le rail à Schefferville, visant à exploiter les ressources minérales de cette immense région, aucun feu rouge ne semble s'allumer devant les dirigeants de la Caisse de dépôt et placement. Ils planifient toujours d'avancer le tiers des 5 milliards $ nécessaires.

Ils considèrent les fonds qu'ils avanceront comme un investissement de nature privée, même si la CDPQ est le gestionnaire du fonds de retraite des Québécois. La Caisse est un actionnaire privé dans des projets à l'étranger, comme en Australie, fait-on remarquer au Soleil.

Études à venir

Au CN, Julie Sénécal a signalé que les avis qui se retrouvent dans les médias font partie du processus normal à suivre. Il n'y a pas de projet «sans clients qui manifestent l'intérêt d'utiliser le train», a-t-elle fait remarquer.

«C'est pour commencer à travailler sur l'étude de faisabilité, pour développer l'ingénierie du projet», a-t-elle repris. Cette opération sera complétée l'été prochain.

Parmi les autres étapes à franchir, il y a des études environnementales à produire. Le site Internet de l'Agence canadienne d'évaluations environnementales indique que la voie ferrée proposée s'enfoncerait de 550 kilomètres à l'intérieur des terres, au nord de Sept-Îles. Le projet comprend l'aménagement dans le secteur de Pointe-Noire, d'un terminal pour entreposer et transborder le minerai de fer.

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