«Je souhaite ardemment et tout me porte à croire que ça va être ouvert de façon provisoire pour les gens de la région ici», a confié François Fecteau, mercredi.
Deux des quatre tronçons du prolongement de l'autoroute Robert-Cliche sont achevés depuis cet été. Toute circulation y est toutefois interdite, car le raccordement au réseau routier existant, particulièrement aux voies rapides menant vers Québec, n'est pas terminé.
Le ministère des Transports du Québec évoque une ouverture après la fin de la construction de l'échangeur de la 74e Rue, au nord de Saint-Georges, en septembre 2013, ou même après la réalisation du dernier segment devant relier Beauceville, en 2015. Sans celui-ci, les automobilistes ne pourront gagner plus rapidement la capitale. Ils pourront tout de même contourner Saint-Georges ou y accéder.
M. Fecteau croit que les résidants de l'est et du nord de la ville seraient bien servis par ce réseau, même limité, puisqu'ils pourraient plus facilement se rendre au centre commercial Carrefour Saint-Georges et au parc industriel. Il compte également sur l'autoroute pour accélérer le développement des terrains déjà exclus de la zone agricole avoisinante.
La police à l'affût
Comme un seul pont permet de traverser la rivière Famine au coeur de la ville, le maire avance aussi l'avantage de raccourcir les heures de pointe. Il suffit d'avoir traversé Saint-Georges un vendredi à 17h pour savoir que ça existe vraiment.
Après l'article du Soleil publié mercredi, la police de Saint-Georges, qui sera prochainement intégrée à la Sûreté du Québec, a également promis de garder l'oeil sur les voies rapides inutilisées. Déjà, des traces de pneus suggèrent que des automobilistes en quête de sensations fortes s'y donnent rendez-vous.
Le porte-parole Mario Thiboutot assure que les policiers n'ont pas reçu de plainte à ce sujet, mais qu'ils vont «assurer une surveillance» pour que l'autoroute déserte ne devienne pas une piste de course.