Des automobilistes qui roulent dans les voies réservées aux autobus, qui bloquent une intersection dans l'espoir de la traverser, qui piquent à travers un stationnement commercial pour éviter un feu de circulation. Ce ne sont là que quelques exemples des comportements répréhensibles notés aux abords des chantiers, des ponts et du centre-ville de Lévis, plus achalandés qu'à l'habitude.
Bien que son utilisation soit prohibée au volant, le téléphone cellulaire continue aussi de chauffer les oreilles de nombreux conducteurs. Patrice Gagnon, porte-parole de la police de Lévis, en a même surpris un qui avait son cellulaire d'une main, un oeuf McMuffin dans l'autre, et qui tournait le volant avec ses genoux en plein trafic matinal. Et c'est sans compter les séances de maquillage sur route.
«Je suis pressé», se font dire les policiers quand ils interceptent des contrevenants. «Tout le monde est pressé, tout le monde a une bonne cause!» réplique l'agent Gagnon. Il rappelle qu'une interception gobe du temps en plus de coûter cher. Pour empiéter dans une voie réservée, par exemple, l'amende est de 100$.
L'opération Heures de pointe est présentée comme une campagne de sensibilisation. À titre préventif, la police de Lévis a installé des panneaux à des endroits stratégiques comme l'intersection du boulevard de la Rive-Sud et de la rue du Sault à Saint-Romuald, la voie réservée de Saint-Nicolas et la traverse de Lévis «afin de conscientiser les automobilistes à se conformer aux règles de conduite». Cela a suffi à en faire ralentir quelques-uns.
Une présence policière accrue devrait également entraîner une réduction des méfaits. C'est ce que M. Gagnon appelle une «visibilité dissuasive».
Il ne se gêne toutefois pas pour dire que des contraventions seront remises aux automobilistes qui ne respectent pas le Code de la sécurité routière. «Il n'y a pas de bonne prévention sans répression», dit le porte-parole.