Des «obstacles majeurs» à l'ouverture de la côte Gilmour en hiver

L'étude de Travaux publics rendue publique en octobre... (Le Soleil, Patrice Laroche)

Agrandir

L'étude de Travaux publics rendue publique en octobre 2011 estimait que la chaussée dans son état actuel ne pourrait tolérer le passage des véhicules pendant l'hiver.

Le Soleil, Patrice Laroche

Partager

(Québec) La Ville de Québec a reçu la semaine dernière une nouvelle étude sur le sort de la côte Gilmour en hiver. Elle ne sera rendue publique qu'au début octobre. Mais d'ici là, un rapport d'étape de Travaux publics et Services gouvernementaux Canada faisait état l'an dernier d'«obstacles majeurs» à la présence de voitures à l'année sur cette artère.

Au premier chef, l'étude rendue publique en octobre 2011 estimait que la chaussée dans son état actuel ne pourrait tolérer le passage des véhicules pendant l'hiver.

«L'épaisseur de la fondation et de la sous-fondation n'est pas suffisante pour la partie supérieure de la côte», pouvait-on lire dans le rapport de 13 pages commandé par la Commission des champs de bataille nationaux (CCBN).

Travaux publics mettait en garde contre «le cycle de gel et dégel» qui risque de «faire éclater le pavage existant». Le rapport recommandait donc la construction d'une nouvelle chaussée.

Or, une telle manoeuvre coûterait au moins 3 millions $ selon cette étude préliminaire qui allait être suivie de deux nouveaux rapports, dont celui remis récemment à la Ville de Québec.

Une estimation conservatrice selon le secrétaire de la CCBN, André Beaudet. «C'est très préliminaire comme évaluation», disait-il dans Le Soleil du 19 octobre 2011. «Les plans et devis diront combien ça va coûter en réalité. Mais les chances sont que ça coûte un peu plus cher que ça.»

Arbres fragiles

Autre «obstacle», sur le plan environnemental cette fois, le rapport d'étape insistait sur la présence de 31 noyers cendrés. Une espèce d'arbre qui, dit-on, est intolérante au sel utilisé pour déglacer la voie.

Cinq de ces arbres, pouvait-on lire dans l'étude de Travaux publics, se trouvent «à moins de cinq mètres de la route». Comme solution, on proposait «la réfection du système de drainage pluvial du secteur et la protection de certains spécimens de noyer cendré lors des travaux de réfection ainsi qu'en période hivernale».

Enfin, dernier point du rapport qui tendait lui aussi à plaider contre la nécessité d'ouvrir la côte Gilmour : la baisse de circulation. Une étude d'achalandage réalisée par la firme Génivar en juillet 2011 faisait état de 4300 véhicules pour une journée de fin de semaine et de 9000 en semaine, soit une chute de 17 % le matin et de 30 % le soir depuis 2004.

Partager

lapresse.ca vous suggère

publicité

publicité

la liste:1710:liste;la boite:91290:box

En vedette

Précédent

publicité

publicité

Les plus populaires : Le Soleil

Tous les plus populaires de la section Le Soleil
sur Lapresse.ca
»

CONTRIBUEZ >

Vous avez assisté à un évènement d'intérêt public ?

Envoyez-nous vos textes, photos ou vidéos

Autres contenus populaires

image title
Fermer