Le transport collectif moins gourmand en espace

L'organisme Accès transports viables a procédé à une simulation... (Photo Accès transports viables)

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L'organisme Accès transports viables a procédé à une simulation à grande échelle sur la Grande-Allée pour montrer à quoi ressemblait la célèbre artère de la haute-ville avec 40 voitures, 40 usagés du transport en commun ou encore 40 cyclistes.

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(Québec) L'organisme Accès transports viables a reconstitué dimanche après-midi sur la Grande-Allée les parts modales de transport à Québec en grandeur nature. La simulation compare aussi l'empreinte des moyens de transport sur nos routes, un test où l'auto ne fait pas bonne figure.

L'organisme a procédé à une simulation à grande échelle sur la Grande-Allée. On a ainsi voulu montrer à quoi ressemblait la célèbre artère de la haute-ville avec 40 voitures, 40 cyclistes ou encore 40 usagés du transport en commun.

Un test pédagogique effectué peu un peu partout dans le monde - et fort populaire sur les réseaux sociaux - mais encore jamais réalisé à Québec.

«On voulait faire cette simulation à Québec. Avec la proximité, les gens se sentent plus concernés. C'est une photo qui parle», estime la présidente d'Accès transports viables, Catherine Boisclair. Ce genre de comparatif permet aux citoyens de constater les avantages du transport collectif par rapport à l'auto en terme d'espace, estime l'organisme.

Car cette triple comparaison est sans équivoques, avance Catherine Boisclair. «Le transport alternatif, ça réduit la congestion. On dit que la patience est la seule solution dans le trafic. Nous ne sommes pas d'accord. Il y a d'autres solutions. On veut proposer d'autres options aux gens».

La place de l'auto

Autre mise en situation en haute-ville : qui prend quel moyen de transport, et dans quelle proportion? En se fiant sur les statistiques officielles, cela donne en moyenne 30 voitures, cinq piétons, un cycliste, et un autobus rempli... par quatre personnes.

Dans la capitale, 75% des déplacements sont effectués en voiture, contre seulement 1% à vélo, 14% à pied et 10% en autobus, estime Accès transports viables.

En photo, cela se traduit par une Grande-Allée remplie de voitures, avec un cycliste à peine visible, et une poignée de piétons.

Espace réinventé

Dernier défi: la reconversion de l'espace ubain. Car en retirant les voitures de la Grande-Allée, de nombreux espaces également voient le jour. Des équipes en ont donc profité pour imaginer à quoi pourraient ressembler ces espaces urbains libérés par les autos. «Une auto prend beaucoup d'espace. Si elle n'est pas là, on fait quoi? Ça peut devenir de l'agriculture urbaine, des coins lecture», lance Catherine Boisclair.

Ce remue-méninges a donné lieu à toutes sortes de concepts dimanche sur la Grande-Allée. Les citoyens sont d'ailleurs invités à voter pour leur idée préférée de conversion en se rendant au www.transportsviables.org/stca/parking-day

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