Les travaux effectués pendant la nuit de mercredi à jeudi - pour éviter de ralentir la circulation! - ont dû être complétés d'urgence jeudi après-midi. «On a réalisé très tôt que les travaux de marquage ne se sont pas déroulés tel que désiré», explique le porte-parole du MTQ dans la région de Québec, Guillaume Paradis. «En bon français, on s'est retrouvés avec deux sets de lignes.»
Confus, ne sachant pas trop quelle voie emprunter, les automobilistes freinaient brusquement, entraînant la même réaction derrière eux. M. Paradis ne peut confirmer s'il y a eu des accrochages, pas plus que la Sûreté du Québec qui ne rapporte que les accidents graves sur les autoroutes, mais il affirme que la sécurité routière était compromise.
D'où cette intervention surprise, lancée sur l'heure du dîner et achevée vers 15h20, pour faire disparaître le vieux marquage à la hauteur du chemin des Quatre-Bourgeois. Deux voies sur trois ont dû être fermées. Des bouchons se sont formés et se sont maintenus au-delà de l'heure de pointe. Les dernières corrections ont été apportées en soirée pour éviter d'empirer la situation.
Cette intervention marque le début d'une série de petits chantiers qui vont apparaître ici et là dans l'échangeur des ponts Pierre-Laporte et de Québec au cours de l'automne. Quinze gros panneaux routiers verts doivent être changés et deux autres ajoutés dans le secteur. Deux panneaux à messages variables, qui servent à informer les usagers des bouchons et des entraves sur le réseau routier, feront également leur apparition.
Guillaume Paradis assure que le MTQ a mis en place toutes les mesures possibles pour limiter les ralentissements sur l'autoroute Henri-IV, artère clé de toute la région de Québec. La plupart des entraves ne nécessiteront pas de fermeture de voies, parfois seulement des déviations comme maintenant. Des travaux seront réalisés de nuit ou en dehors des heures de pointe.
Les automobilistes devront toutefois être aux aguets et demeurer concentrés, prévient le porte-parole. Il est reconnu que la phase de mise en place d'un chantier attire l'attention des curieux et augmente les risques de collision. M. Paradis appelle donc à la vigilance.
C'est le groupe Macadam, de Québec, qui a obtenu le contrat de 3 millions$ et qui est responsable du chantier.