Depuis une semaine, deux nouvelles liaisons régionales et interprovinciales ont été annoncées par le leader du transport aérien régional indépendant au Québec.
Vendredi à Mont-Joli, Serge Charron, président de Pascan Aviation, a annoncé qu'il lançait, à compter de lundi, une nouvelle liaison sur un ATR-42 qui desservira cinq jours par semaine Wabush-Fermont, Sept-Îles, Bonaventure, Québec et Montréal-Saint-Hubert.
En septembre, une liaison interprovinciale verra le jour et reliera Saint-Jean au Nouveau-Brunswick à Québec.
«Le Plan Nord crée de nouveaux besoins pour le transport interrégional. Et il y a encore beaucoup de projets dans le Nord qui sont sur la table. C'est très prometteur pour notre croissance. Mais nous avons aussi une clientèle et une offre de services diversifiées, comme le cargo, le nolisement et les vols réguliers», rappelle le président de Pascan Aviation.
Pascan emploie 315 personnes, dont 85 pilotes. Le groupe dispose d'une flotte de 25 avions turbopropulsés affectés à des vols régionaux quotidiens et cargo vers 17 destinations au Québec et au Labrador et bientôt au Nouveau-Brunswick.
«Quand nous avons commencé, il y avait une douzaine de compagnies régionales au Québec qui desservaient leurs régions. Notre plan d'affaires à Pascan était d'être dans toutes les régions avec notre système indépendant de réservation, notre marketing...», précise M. Charron.
«Ma blonde et moi avions fondé la compagnie avec un petit avion. Puis Pascan a débuté, en 1999, son premier vol passager entre Saint-Hubert, Québec et Rimouski. Au fil des années, on a rétabli dans la région le lien entre les Îles-de-la-Madeline et Mont-Joli et une connexion vers la Côte-Nord. On a atteint notre mission : devenir un partenaire du développement des régions.»
Un bon coup de pouce pour Gilbert Pigeon, président de la Régie interrégionale de l'Aéroport régional de Mont-Joli qui veut allonger la piste de 1000 pieds autant pour répondre aux besoins des vols vers le Nord que pour les destinations soleil.
«Notre dossier a été présenté autant à Québec qu'à Ottawa pour un allongement de la piste à 1000 pieds en deux étapes. On pense aller chercher 80 % du financement chez ces deux gouvernements. C'est surtout en hiver que l'allongement de la piste devient plus nécessaire pour les avions en approche. Pour les vols vers le Sud, il faut une piste de 1000 pieds.»
L'achalandage à l'aéroport régional a bondi de près de 50 % ces cinq premiers mois de 2012 par rapport à la même période en 2011 soutenu, entre autres, par le fly in/fly out, système d'alternance entre de longues périodes de travail et le retour à la maison pour les travailleurs du Nord.
Pascan scrute d'autres marchés. «Il y a aussi un besoin entre des villes au Nouveau-Brunswick comme au Québec pour avoir des liaisons rapides et faciles. Nous sommes en pourparlers depuis un an et demi pour ces liens intercités.»