Centre de sauvetage: Stéphane Dion invite à la mobilisation

Une opération de sauvetage comme celle-ci, à Québec,... (Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche)

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Une opération de sauvetage comme celle-ci, à Québec, en 2005, sera pilotée de Halifax ou de Trenton lorsque le centre de Québec sera fermé.

Photothèque Le Soleil, Patrice Laroche

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Annie Mathieu
Le Soleil

(Québec) Il ne faut pas tenir pour acquise la fermeture du Centre de sauvetage de Québec, et on doit se mobiliser pour que ce dernier demeure ouvert, a soutenu lundi le porte-parole libéral en matière de langues officielles et de Francophonie, Stéphane Dion.

Le député de Saint-Laurent-Cartierville a profité de sa présence au Forum mondial de la langue française pour dénoncer la décision du gouvernement Harper de mettre la clé sous la porte du centre de coordination des opérations de recherche et de sauvegarde de la Garde côtière de Québec.

Les activités de celui-ci doivent être déménagées à Trenton et à Halifax, ce qui a soulevé l'inquiétude au printemps du commissaire aux langues officielles, Graham Fraser. Dans un rapport, ce dernier a dit craindre pour la vie de Canadiens qui pourraient ne pas recevoir les services appropriés dans leur langue maternelle en cas de catastrophe maritime sur la voie navigable du Saint-Laurent.

«Je trouve ça aberrant, complètement aberrant. On ne sauvera pas un sou en fermant le centre de Québec, mais on va mettre des vies en danger», a soutenu au Soleil M. Dion, qui a récemment été nommé dans ses fonctions de critique officiel en matière de langues officielles.

«Couper le Québec en deux»

«Ça m'apparaît extrêmement dangereux de faire un tel changement, de couper le Québec en deux, de mettre la moitié à Trenton, l'autre moitié à Halifax, alors que l'on parle de sauver des vies et que le facteur temps est si essentiel. Des fractions de seconde peuvent faire la différence», a poursuivi l'ancien chef libéral.

Ce dernier croit que les Québécois ne doivent pas baisser les bras et doivent poursuivre leur lutte contre la fermeture du centre. «Ils voulaient le faire pour tout de suite, puis ils se rendent compte qu'ils n'ont pas les moyens à Trenton et à Halifax de faire ça, d'avoir des gens qui peuvent maintenir une capacité de sauvetage 24 heures sur 24, sept jours par semaine et tous les jours de l'année. Et à cause de cela, ils retardent le transfert. Puisqu'ils n'y arrivent pas, il faut les convaincre de ne pas le faire», a suggéré Stéphane Dion.

«C'est l'exemple même d'une chose à ne pas faire quand on est un pays bilingue», a-t-il ajouté. «Il faut demander au ministre des Pêches : "Comment arrivez-vous à dormir la nuit en prenant une telle décision?"», a conclu le député fédéral.

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