M. Mercier a fait les manchettes dans la capitale fédérale ces dernières semaines. Des informations voulant qu'il n'ait pas fait réviser l'important contrat par le contentieux de la Ville d'Ottawa, dont relève la société de transport en commun OC Transpo qu'il dirigeait jusqu'en février, ont été publiées dans différents médias, anglophones comme francophones.
De plus, il n'était pas clair que la Ville d'Ottawa ait négocié une clause de retrait du projet - qui accumule les retards - avec Metrolinx, l'agence du gouvernement de l'Ontario commercialisant la nouvelle technologie. «Le contrat qui était fourni aux médias n'avait pas une étampe des services juridiques de la Ville d'Ottawa. Il y avait une présomption qu'il n'y avait pas eu de vérification légale. Ce n'est pas le cas. J'ai reçu de la Ville d'Ottawa l'attestation que oui, en effet, les services juridiques avaient vérifié le contrat et que tout était à l'ordre», a commenté mercredi Alain Mercier, en marge du conseil d'administration du RTC.
La même journée, le maire Jim Watson a déposé et fait adopter une résolution afin que «tous les contrats et accords de ce type soient soumis à l'examen et à l'approbation des Services juridiques et du chef de l'approvisionnement, s'il y a lieu, et ce, avant leur exécution». Un sceau d'approbation devra être systématiquement apposé.
Devant le conseil municipal, le greffier et chef du contentieux Rick O'Connor a reconnu que c'était la responsabilité de son équipe de réviser le contrat. Il a aussi confirmé que le document contient une clause échappatoire. Les conditions sont toutefois très sévères.
Diane Deans, conseillère municipale et présidente de la Commission du transport en commun de la Ville d'Ottawa, a estimé mercredi que la nouvelle directive du maire permettrait de clarifier le processus d'approbation des gros contrats dans l'avenir, peu importe ce qui s'est passé dans le dossier de Presto. Avec Le Droit