Depuis hier soir, les véhicules en provenance de la Rive-Sud doivent obligatoirement emprunter Henri-IV Nord pour rejoindre les banlieues de l'ouest, l'autoroute Félix-Leclerc (40) et l'aéroport de Québec. L'entrave demeurera jusqu'en novembre.
Le MTQ a l'habitude de fermer des bretelles pour permettre la réalisation de chantiers routiers d'importance à Québec. Mais si loin de la zone de travaux et à la jonction de deux axes de circulation aussi fréquentés, ça sent la première, a admis hier Guillaume Paradis, porte-parole régional du Ministère.
Les sous-traitants du MTQ ont pris d'assaut l'autoroute Duplessis ce printemps pour reconstruire le pont d'étagement de l'avenue Blaise-Pascal, rendu au bout de sa vie utile. La nouvelle structure sera plus large pour permettre l'ajout d'une voie d'insertion aux deux existantes. Le sol devra également être creusé pour offrir un dégagement optimal aux camions. L'ancienne structure n'était plus réglementaire.
Risques de congestion
Ces travaux majeurs - autour de 25 millions$ - obligent les ingénieurs à concentrer la circulation sur une voie dans chaque direction sur toute la longueur de Duplessis. Les risques de congestion sont importants, surtout le matin, et le MTQ n'en fait pas de cachette.
C'est pour éviter que l'artère ne devienne un vaste stationnement que la bretelle d'accès à Duplessis Nord a été bloquée, explique Guillaume Paradis. Les automobiles qui utiliseront les autres entrées habituelles (Laurier, Hochelaga, Quatre-Bourgeois, etc.) devraient donc circuler à peu près normalement.
En direction sud, le robinet a déjà été fermé: aucun véhicule ne peut s'engager sur Duplessis à partir de l'autoroute 40 Est. À l'heure de pointe du matin, les voitures font d'ailleurs la file jusqu'à Saint-Augustin pour gagner Henri-IV.
«C'est une question de sécurité. On veut gérer le ralentissement», souligne le porte-parole du MTQ. Celui-ci se défend d'encourager la circulation de transit, tant décriée par les citoyens de Sainte-Foy. «Notre but, c'est que les gens restent sur le réseau supérieur», soit les autoroutes Henri-IV, puis Charest.
Il faut généralement 7 à 10 jours pour que les automobilistes ajustent leur horaire et leur parcours aux nouvelles entraves routières. Voici donc le mot de la semaine à méditer au volant: patience.