L'aérodrome de Neuville branché sous la menace

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Hydro-Québec a finalement entrepris et parachevé, cette semaine, les travaux de raccordement de l'aérodrome de Neuville à son réseau électrique.

Collaboration spéciale Johanne Martin

Johanne Martin
Le Soleil

(Neuville) Devant la menace de poursuites, Hydro-Québec a finalement entrepris et parachevé, cette semaine, les travaux de raccordement de l'aérodrome de Neuville à son réseau électrique.

«Tous les aspects juridiques ont été analysés par le contentieux et l'obligation de servir était incontournable», a justifié une porte-parole de la société d'État, Josée Morin, qui confirme qu'une mise en demeure a été transmise par les promoteurs de Neuville Aéro en début de semaine.

Depuis quelque temps déjà, le raccordement se faisait attendre. Le 25 avril, à l'Assemblée nationale, une motion avait été présentée par la députée péquiste Agnès Maltais pour empêcher Hydro-Québec d'alimenter l'aérodrome, motion qu'une majorité de députés avait refusé de débattre.

«Il faut rappeler que ce projet se fait au mépris des lois du Québec et que les libéraux n'ont même pas voulu discuter de la motion. [...] En commission parlementaire, [le président-directeur général d'Hydro-Québec] Thierry Vandal a reconnu que si l'Assemblée nationale lui avait ordonné [de ne pas raccorder Neuville Aéro], il n'aurait pas eu le choix de considérer la demande positivement», s'insurge aujourd'hui Mme Maltais.

De son côté, le député de Port-neuf, Michel Matte, juge que «c'est de la démagogie que de dire qu'une simple motion peut ordonner à une société d'État de ne pas brancher l'aérodrome». Il ajoute que le Parti québécois «berne les gens de Neuville par des propos fallacieux».

Si la société d'État se dit «consciente des préoccupations exprimées publiquement dans le dossier», le comité de citoyens opposés au projet n'admet toujours pas que les promoteurs puissent poursuivre leurs travaux sans permis. «Neuville Aéro construit même sans aucune certification de la part de Transports Canada, qui stipule pourtant très bien dans son Règlement de l'aviation canadien qu'une certification est requise lorsque l'aérodrome est situé dans la zone bâtie d'une ville ou d'un village», s'indigne le porte-parole du comité, Robert Jasmin.

«À quelques mètres du site, il y a deux résidences habitées à l'année et dans un rayon de 700 mètres, une trentaine de maisons. Que sont ces habitations si elles ne sont pas du bâti? Il y a des considérations qui ne sont pas prises en compte concernant la santé et la sécurité des gens qui vivent dans l'environnement de cet aérodrome», termine-t-il.

Qu'à cela ne tienne, l'asphaltage de la piste s'est achevé jeudi et l'aérodrome est maintenant fonctionnel. Les promoteurs s'affairent à présent à la construction d'un hangar qui pourra abriter une douzaine d'avions.

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