Invoquant la «performance» du parcours, Raymond Dion, président du Réseau de transport de la Capitale (RTC), a mentionné mercredi dernier que la formule serait revue. «Il faut modifier un peu la structure», a-t-il répondu à la question d'un membre du public, lors de la séance du conseil d'administration. La solution sera présentée au même endroit le mois prochain.
Nous avons tenté de savoir si les changements envisagés concernaient les heures de service, le trajet ou les tarifs. Une information non confirmée veut que les autobus portant le numéro 400 commencent à rouler le 23 juin au lieu du 1er juin comme par les années passées. La saison se termine habituellement à la mi-octobre, mais le service est réduit aux seules fins de semaine après la fête du Travail. Il est aussi question de diminuer la fréquence (de 30 à 60 minutes) selon les heures de la journée.
«Nous sommes en train de revoir ce service en fonction de l'utilisation réelle de la clientèle. Nous voulons attendre que les décisions finales soient prises avant d'informer la clientèle», a répondu la porte-parole du RTC, Carole Brousseau.
Circuit à succès
Créé en 2008, le circuit 400 a permis aux résidants de l'ouest de la ville et de la Rive-Sud de gagner facilement les lieux des festivités du 400e dans le Vieux-Québec. Le succès a été tel que l'expérience a été renouvelée pour trois années supplémentaires. Partant du terminus de Sainte-Foy et passant par l'Aquarium du Québec, où les usagers peuvent garer leur automobile sans frais, les autobus empruntent le boulevard Champlain pour se rendre jusqu'au Parc-O-Bus D'Estimauville.
La première année, l'Industrielle Alliance avait déboursé 350 000 $ pour que la navette porte son nom. Depuis trois ans, les autobus portant le numéro 400 étaient plutôt maquillés aux couleurs de Desjardins en échange d'une commandite totale de 150 000 $.
Ce financement est impossible pour les prochaines années. Richard Lacasse, porte-parole de Desjardins à Lévis, a expliqué hier que l'institution financière est extrêmement sollicitée pour des commandites ponctuelles en cette Année internationale des coopératives. Or, le budget de commandites n'a pas été bonifié pour autant. Il est donc impensable de contribuer à la même hauteur pour la navette du littoral.
M. Lacasse prend la peine de préciser qu'«il n'y a pas chez nous de motif d'insatisfaction». La décision finale sera prise et communiquée «le plus tôt possible» au RTC.