La traverse Québec-Lévis: du canot au Lomer-Gouin

La Société des traversiers du Québec fête ses... (Le Soleil, Erick Labbé)

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La Société des traversiers du Québec fête ses 40 ans cette année.

Le Soleil, Erick Labbé

Jean Pascal Lavoie
Le Soleil

(Québec) La Société des traversiers du Québec (STQ) fête cette année ses 40 ans. L'âge exact de la traverse Québec-Lévis est toutefois beaucoup plus difficile à déterminer.

«Nous pouvons avancer que la traverse Québec-Lévis existe depuis plus de 400 ans», explique Georges Farrah, président-directeur général de la STQ. «Des canots d'écorce, aux horse boats, en passant par le pont de glace et les bateaux à vapeur, la traverse a été témoin de l'évolution de l'Amérique du Nord.»

Plus près de nous, en 1971, le gouvernement du Québec a nationalisé la traverse Québec-Lévis afin de prendre la relève d'un opérateur qui n'était plus en mesure d'offrir un service suffisant. Les actuels traversiers, le Lomer-Gouin et le Alphonse-Desjardins, sont mis en service.

«Leur nom est un clin d'oeil au Mouvement Desjardins, précise M. Farrah. Alphonse Desjardins en est le fondateur, et Lomer Gouin est le premier ministre qui a passé le projet de loi qui créait les caisses populaires.»

Au fil de ces 40 années, la traverse Québec-Lévis s'est transformée de manière significative, entre autres en accueillant une clientèle de travailleurs grandissante.

«Au début, note M. Farrah, le trajet nord-sud prévalait. Les travailleurs de Lévis traversant à Québec étaient beaucoup plus nombreux. Mais depuis quelques années, nous avons une hausse importante de Québec vers Lévis aux heures de pointe, notamment en raison des travailleurs se rendant chez Desjardins, mais aussi au campus de Lévis de l'UQAR [Université du Québec à Rimouski] et au centre des con­grès.» La traverse s'est aussi ajus­tée aux horaires des réseaux de transport en commun de Québec et de Lévis pour offrir un service de plus en plus intégré. «D'ailleurs, nous honorons les lais­sez-passer des deux réseaux», souligne M. Farrah.

Pétrole et bouchons

Finalement, le nombre de véhicules automobiles empruntant la traverse a beaucoup augmenté, en raison de la hausse du prix du pétrole et des bouchons de circulation sur les ponts. «Ça représente une économie de temps importante», souligne Jean Cantin, consultant et ancien directeur de la traverse Québec-Lévis. «Franchir le kilomètre séparant Québec de Lévis en traversier prend 15 minutes, contre 35 minutes en passant par les ponts.»

La traverse représente aussi la solution la plus verte pour relier les deux rives, affirme Georges Farrah. Aujourd'hui, grâce à de la machinerie plus performante, mais aussi en raison d'un système transmettant à la seconde près au capitaine la consommation des moteurs, une traverse consomme de 25 à 30 % de moins de carburant qu'il y a 10 ans. «Il y a même une petite compétition entre les officiers pour consommer le moins possible. Ça les oblige à être plus souples dans leurs manoeuvres», indique Jean Cantin.

Dans les prochaines années, la traverse sera de plus en plus intégrée aux réseaux de transport en commun.

«Surtout que Lévis prend un virage pour hausser son niveau de services, note M. Farrah. De plus, nous travaillons en collaboration avec les villes pour aménager de façon plus efficace les secteurs d'embarquement. Les autobus, entre autres, pourront accéder plus facilement à notre gare.»

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