L'entrecroisement des bretelles d'autoroutes - à la jonction d'Henri-IV et de Charest, mais aussi d'Henri-IV et de Félix-Leclerc - ainsi que le goulot d'étranglement qui se crée à la hauteur du parc technologique représentent autant de «zones où il y a des problématiques» sur le principal axe nord-sud de la région de Québec, explique Louise Villeneuve, agente d'information à la direction de la Capitale-Nationale du ministère des Transports du Québec (MTQ). Celles-ci ont été relevées lors d'un «diagnostic de sécurité» portant sur l'ensemble du réseau routier.
Les ingénieurs du MTQ, qui effectueront cette année des études et des travaux préparatoires le long d'Henri-IV, devront donc proposer des solutions pour accroître la sécurité des usagers de la route sur cette artère achalandée. Il est trop tôt pour dire s'ils pourraient aller jusqu'à recommander une reconfiguration complète des entrées et des sorties d'autoroutes.
Ébruité par le maire Régis Labeaume en décembre, l'élargissement d'Henri-IV a été annoncé officiellement par le MTQ il y a trois semaines. Le chantier se mettra en branle en 2013, après la fin des travaux de reconstruction de l'échangeur Charest-Robert-Bourassa.
Ponts reconstruits
Mme Villeneuve confirme que le ministère des Transports est propriétaire des terrains situés en bordure de la portion de l'autoroute Henri-IV visée par les travaux d'élargissement. Elle peut aussi dire que tous les ponts érigés sur ces trois kilomètres stratégiques devront être reconstruits puisque la fin de leur vie utile approche. «Ils datent pour la plupart d'une cinquantaine d'années», mentionne la porte-parole, soulignant à grands traits qu'ils demeurent sécuritaires.
Pour le reste, le MTQ n'envisage pas de voie réservée pour le transport en commun sur une autoroute Henri-IV élargie, contrairement à ce qui avait été évoqué dans une étude datant de 2002. «Les autobus du RTC [Réseau de transport de la Capitale] empruntent plutôt des artères municipales», fait remarquer Louise Villeneuve.
Celle-ci ne peut chiffrer l'effet des travaux sur la circulation ni la facture pour les contribuables du Québec, qui était évaluée à plus de 200 millions $ en 2002. Jusqu'à tout récemment, le ministère des Transports ne dévoilait pas les projets à long terme sur lesquels il travaillait, faute de détails justement.
«Mais celui-là, on l'a annoncé dès cette année pour démontrer qu'il y a une volonté ferme de s'attaquer à ce grand chantier. Des fois, c'est frustrant car les gens pensent que si on n'en parle pas, c'est qu'on n'y a pas pensé», souligne Mme Villeneuve au nom de l'équipe régionale.