> Secteur économique. C'est Claude Lessard, président du conseil et chef de la direction de Vision 7 International, qui était le Grand Québécois désigné dans cette catégorie. Je le connais depuis des lustres. Bernard Paquet me l'avait présenté en me faisant visiter l'agence. Je le revois, tout jeune, dans son grand bureau de la Grande Allée, à gauche en entrant. Un administrateur chez les artistes. C'était en 1971. Ce qui n'était qu'un studio de graphisme fondé par Claude Cossette en 1962 devait se transformer, cette année-là, en une véritable agence de publicité. Sous sa direction, Cossette publicité marketing devait devenir la plus importante agence de publicité du Québec en 2002. Aujourd'hui, Vision 7 figure parmi les 25 plus grandes compagnies internationales de communication au monde. Elle compte 1300 employés au Canada, aux États-Unis et au Royaume-Uni. Il était accompagné de ses deux belles petites-filles, quatre et cinq ans, qui illuminaient l'atmosphère de la salle de bal.
> Secteur culturel. C'est Renée Hudon qui a été désignée Grande Québécoise dans le secteur culturel cette année. J'ai connu Renée Hudon un peu comme tout le monde. En noir et blanc. Mme Hudon était animatrice à la télé. Mais aussi maîtresse de cérémonie et animatrice de centaines de congrès et de colloques. C'est de cette manière que je l'ai vraiment connue. À l'occasion de diverses conférences de presse. En 2004, elle fonde avec sa fille l'entreprise de formation en communication orale Renée Hudon Parole Publique. Elle en a parlé avec beaucoup d'émotion vendredi, les yeux pleins d'eau et la parole publique difficile. C'était aussi son anniversaire ce soir-là.
> Secteur social. La Grande Québécoise de l'année dans le secteur social est Paule Gauthier. L'Honorable Paule Gauthier, avocate associée chez Stein Monast, membre du Conseil privé, Officier de l'Ordre du Canada, Officier de l'Ordre national du Québec, commandeur de l'Ordre royal de l'Étoile polaire, consule générale du Royaume de la Suède. Je l'appelle, avec respect, «mon honorable préférée». Je la connais depuis des lustres parce qu'elle est la femme de Gilbert Cashman, qui occupa plusieurs fonctions de cadre supérieur au Château Frontenac de 1974 à 1982 avant d'en devenir le directeur général de 1985 à 1992. Par ses fonctions, il assistait souvent aux activités sociales qui se tenaient au Château, et «mon honorable préférée» était souvent à son bras. Ils forment encore un des couples chouchous du célèbre hôtel. Vendredi soir, elle avait eu la gentillesse de nous inviter à sa table, ma femme et moi.
> Secteur santé. C'est le seul que je ne connaisse pas. Ni lui, ni l'autre. Son homonyme si connu dans la fonction publique. Le Grand Québécois dans le secteur santé est le Dr Louis Bernard, pédiatre et spécialiste en santé communautaire, professeur émérite de l'Université Laval. Louis Bernard a participé activement à la mise en place de plusieurs programmes, services et organismes du réseau de la santé et des services sociaux au Québec et ailleurs dans le monde, dont en Afrique. Depuis sa retraite, Louis-Étienne Bernard, qui est aussi romancier, poursuit sa collaboration remarquable avec la faculté de médecine, dans le développement et la consolidation des activités de formation interculturelles et internationales dans les programmes.
> Optique. Jean-Guy Paquet, le président-directeur général de l'Institut national d'optique (INO), était très fier de sa couvée. En effet, deux des cinq finalistes de cette soirée des Grands Québécois étaient des entreprises créées par des ex-employés de l'INO : Obzerv, présidée par Deni Bonnier, et Laddartech, présidée par Dave Gilbert. La première manufacture des appareils de photographie à très longue distance, la seconde des caméras pour une meilleure gestion de la circulation routière.
> Rayonnement hors Québec. On désignait aussi, ce soir-là, le gagnant du prix Rayonnement hors Québec. Cette distinction, qui existe depuis 1995, a pour objectif de reconnaître et d'honorer ceux et celles qui, par l'entremise de leur organisation, par leur travail, par leur implication, par leurs réalisations, se sont distingués à l'extérieur du Québec et qui ont permis de faire connaître la région de la capitale en raison d'un événement marquant récent. Le gagnant de cette année est Guildo Griffin, de Studio Party Time. Une compagnie de danse de Québec qui a mérité la quatrième place au World Hip Hop Championship à Las Vegas devant 59 groupes provenant de 35 pays. M. Griffin a reçu son prix d'André Drolet, le député de Jean-Lesage, qui représentait le gouvernement du Québec.
> L'organisation. C'est Marie-France Poissant, de Vision 3W, qui était la présidente de cette dernière mouture du Gala des Grands Québécois. Elle était secondée dans sa tâche par Maryse Beauchemin, Jean Chiricota, Lucie Chouinard, Sophie Galaise, Louis Robillard, Myriam Taschereau et Michelle Doré. Petit potin, Michelle Doré vient d'acheter un troisième hôtel, Le Jardin Sainte-Anne (deux étoiles), voisin de son Hôtel Place d'Armes (quatre étoiles). Elle possède aussi un trois étoiles, l'Auberge Champlain, acquis il y a quelques années. Le tour du chapeau : deux étoiles, trois étoiles et quatre étoiles.
> Les boursières. On remet aussi des bourses ce soir-là. Quatre bourses dites Bourses des jeunes boursiers des Grands Québécois. Cette année, elles étaient quatre boursières. Roxanne Carrier, Sophie Robichaud, Sara Brunet et Sara Lebel Paré. Juste des filles!
> Bon anniversaire! Ce sera, demain, 4 avril, l'anniversaire d'une mère et de sa fille. La fille aura 21 ans. La mère, je ne vous le dis pas, mais je vous donne un indice. Elle change de dizaine. La fille, c'est Florence Brouillard. La mère, c'est Marik «BB»; Marik Brisson-Brouillard. Ce sont les deux femmes de Jean Brouillard, le relationniste.
> 74 et 47. Les chiffres sont les mêmes... mais ils sont différents. C'est aujourd'hui l'anniversaire de Gérard Potvin, autrefois de Radio-Canada, qui a 74 ans. Demain, ce sera l'anniversaire de plein de monde que je connais bien, comme le juge Jocelyn Barakatt, l'éditrice Cathy Bérubé, l'éditeur Robert Dion de HRI et le député Steven Blaney, de Lévis, qui n'a que 47 ans. Les mêmes chiffres que Gérard Potvin, mais dans l'autre sens.