Six jours de grève «en banque» pour des CPE

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Si la prochaine ronde de négociations ne donne pas les résultats escomptés, le Syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE de Québec-Chaudière-Appalaches compte utiliser son mandat de grève pour faire pression sur le gouvernement.

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(Québec) Les travailleurs des centres de la petite enfance (CPE) de Québec et de Chaudière-Appalaches ont adopté à 96 % samedi une banque de six jours de grève, à utiliser lorsque le moment sera jugé opportun.

Les membres du Syndicat des travailleuses et travailleurs des CPE de Québec-Chaudière-Appalaches, affilié à la CSN, veulent faire pression sur le gouvernement pour faire débloquer la négociation des dispositions nationales avec les associations d'employeurs et le ministère de la Famille. 

«Cette ronde de négociation doit nous permettre de contrer la volonté du gouvernement de nous imposer des reculs de plus de 30 ans. Le vote d'aujourd'hui montre bien cette volonté des travailleuses de maintenir la qualité des services et des emplois», a commenté la présidente du syndicat, Louise Labrie, dénonçant les coupes budgétaires dont le réseau a souffert au courant des dernières années. 

«Notre objectif, c'est de régler le plus rapidement, en garantissant la satisfaction de nos membres», a indiqué Mme Labrie. «On ne veut pas régler à rabais», a-t-elle nuancé par la suite. 

La prochaine ronde de négociation aura lieu à la fin du mois de septembre. En cas d'absence de résultat convaincant, le syndicat n'écarte pas la possibilité de déclencher un arrêt de travail pendant six jours consécutifs, si cette «stratégie» lui permettra d'obtenir de meilleurs gains, a souligné la présidente du syndicat.

Questionnée si les travailleurs du réseau des CPE du Québec représentés par le syndicat comptent faire pression sur le gouvernement comme les avocats, notaires et ingénieurs de l'État l'ont fait dans les derniers mois, Mme Labrie dit vouloir attendre l'issue des discussions à venir. 

Le syndicat, qui représente plus de 1500 membres dans 58 CPE des régions de Québec et Chaudière-Appalaches, espère pouvoir faire des gains notamment sur les questions du ratio éducatrice-enfant et l'âge de la retraite des travailleuses, que la partie patronale souhaite faire passer de 60 à 61 ans. «On a aussi un différend sur la participation des travailleuses en CPE aux conseils d'administration des centres de la petite enfance», a ajouté Mme Labrie. 

Les travailleurs des CPE des régions de Québec et Chaudière-Appalaches affiliés sont sans contrat de travail depuis 30 mois. Des votes sur un mandat de grève semblable ont aussi eu lieu dans les régions de Montréal-Laval et de l'Estrie, où les membres se sont prononcés en faveur à 95 % et 100 % respectivement.




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