Réforme de l'aide sociale: manif devant les bureaux du ministre

Des manifestants ont apporté un «cadeau» pour le... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Des manifestants ont apporté un «cadeau» pour le ministre François Blais, lundi, à Québec.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) Les opposants à la réforme de l'aide sociale - qui imposera des pénalités aux nouveaux prestataires qui ne participeront pas à un programme d'employabilité - ne lâchent pas le morceau. Ils ont encore manifesté lundi matin devant les bureaux du ministre François Blais.

Voilà une soixantaine de jours que la Coalition objectif dignité poste un colis quotidien à l'élu titulaire de l'Emploi et de la Solidarité sociale. Le dernier envoi de protestation, signé par une plusieurs dizaines d'organismes critiques de la réforme, a été livré lundi en main propre par leurs porte-parole.

Pourquoi lundi ? Parce que l'ébauche du règlement qui mettra en place la réforme décriée a été publiée en juillet. Et que la population avait 60 jours pour envoyer des commentaires. Cette ultime manifestation voulait donc marquer la fin de cette période de consultation.

«C'est le dernier rappel qu'on lance au ministre que les coupures vont avoir des effets dramatiques», explique le coordonnateur du Front commun des personnes assistées sociales du Québec, Yann Tremblay-Marcotte. Il regrette que les prestataires risquent des pénalités allant jusqu'à 224 $ par mois s'ils ne réussissent pas le parcours ministériel vers l'emploi. Certains pourraient donc vivre avec 404 $ par mois une fois leur chèque de dernier recours amputé. «Il va arriver que des gens vont tomber entre les craques.»

Le Regroupement des auberges du coeur craint particulièrement que sa jeune clientèle vulnérable écope. «Ils vont constamment avoir une épée de Damoclès au-dessus de la tête», regrette le coordonnateur des dossiers politiques, Tristan Ouimet-Savard.

Selon lui, un jeune qui quittera un emploi, ou qui perdra un emploi, pourrait être sanctionné, voir son chèque réduit. «En plus de perdre sa job, la personne va être pénalisée si elle n'a pas les "bonnes raisons".»

«Les gens vont se retrouver dans une pauvreté inacceptable», tranche Marielle Bouchard, du Regroupement des femmes sans emploi du nord de Québec.




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