1200 km... en fauteuil roulant!

Julien Racicot espère amasser 375 000 $ pour la... (Le Soleil, Caroline Grégoire)

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Julien Racicot espère amasser 375 000 $ pour la Fondation Adapte-Toit, ce qui permettra à 25 personnes handicapées d'adapter leur domicile à leur condition.

Le Soleil, Caroline Grégoire

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(Québec) En 1999, à l'âge de 18 ans, Julien Racicot devient tétraplégique à la suite d'un accident de la route. Lésion de la moelle épinière. Malgré l'épreuve, qui le laisse paralysé des épaules aux orteils, le jeune homme de Saint-Bruno-de-Montarville, en Montérégie, fait preuve d'une résilience hors du commun en retournant aux études. Il est aujourd'hui un homme d'affaires accompli.

Dix-huit ans plus tard, Julien Racicot, conscient de sa bonne étoile, a décidé de redonner au suivant. Depuis la mi-août, il traverse une partie de la province dans son fauteuil roulant électrique afin d'amasser des fonds pour la Fondation Adapte-Toit. L'objectif a été fixé à 375 000 $, un montant qui permettra à 25 personnes handicapées d'adapter leur domicile à leur condition et obtenir davantage de soins que requiert leur état.

Puisqu'il avait été victime d'un accident de la route, Julien Racicot avait pu bénéficier d'un soutien financier de la Société de l'assurance automobile du Québec (SAAQ), une chance dont ne peuvent profiter toutes les victimes de lésions de la moelle épinière. «Dans la majorité des cas, explique-t-il, les gens qui se retrouvent dans ma condition n'ont pas de soutien financier pour adapter leur domicile à leur handicap et se payer du personnel pour pallier leurs incapacités physiques.»

Mercredi matin, Julien a été reçu par le maire Labeaume dans les jardins de l'hôtel de ville de Québec, à mi-chemin de son périple commencé à Gaspé. La traversée Le courage d'avancer - c'est le nom officiel de l'événement - conduira le jeune homme jusqu'à Montréal, le 8 septembre, au rythme de 40 à 70 kilomètres par jour. Après 30 jours, l'odomètre affichera 1200 km. «La batterie de ma chaise a une autonomie d'environ 20 km, alors il faut la changer trois, quatre fois par jour.»

Pour mener à bien leur périple, Julien et son équipe de bénévoles, entre cinq et huit personnes selon les périodes, ont pu compter sur la générosité de plusieurs commanditaires. Le véhicule récréatif qui les héberge a été donné «presque neuf» par une compagnie. Une autre firme a fourni le fauteuil électrique d'une valeur de 55 000 $. Un deuxième est disponible en cas de pépin technique. 

Dire que l'accident dont a été victime Julien a changé sa vie est un euphémisme. «Lorsque c'est arrivé, j'étais un jeune adulte qui menait une vie assez rock'n roll», mentionne-t-il. Il avait abandonné l'école avant la fin de son secondaire et gagnait sa vie comme gérant adjoint dans un magasin de fruits et légumes.

Une vie transformée

«Mon accident m'a ramené à la réalité. Je suis retourné aux études, j'ai suivi plein de formations en gestion immobilière et en comptabilité. J'ai effectué des investissements. Je suis maintenant propriétaire de 300 logements sur la Rive-Sud de Montréal. Tout cela a été rendu possible grâce au soutien que j'ai eu. C'est exactement ce que je veux offrir avec la fondation.»

«Il s'est complètement transformé comme homme après son accident. Moi, ça m'impressionne. Il nous inspire tous», termine son ami et président du conseil d'administration de la fondation, Karim Sènoussi.




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